Emmanuel Macron a répondu à Donald Trump qui veut retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, et sa formule a fait mouche.

Et elle est gaullienne, comme on dit d’un dirigeant français qui défie l’Amérique ; et le Macron de 2017 ressemble au Général de Gaulle du 1er septembre 1966… qui prenait la parole à Phnom Penh, capitale du Cambodge, contre une guerre de l’oncle Sam.

C’était un défi lancé au Président Johnson qui engageait l’armée américaine contre la république communiste du Nord Vietna ; et un défi délibéré, lancé depuis le Cambodge, un pays voisin qui essayait de rester neutre. De Gaulle disait que cette guerre ne mènerait à rien. Elle ajouterait du malheur au monde

Ce discours fit de de Gaulle un héros pour le Tiers-monde

On peut rapprocher cela de la soudaine popularité de Macron, qui a symbolisé l’opposition à Trump. A l’époque, ce n’étaient pas des partages sur internet, mais un un culte de la personnalité presque émouvant ; avant les discours officiel une fillette lisait un poème à sa gloire…
Et le dirigeant cambodgien, le prince Sihanouk le voyait comme un chevalier de légende

Effectivement la France combattait son propre allié, l'Amérique

Et de Gaulle installait cette idée que nous sommes, nous les français, ceux qui relèvent le défi quand l’Amérique oublie ses valeurs. En l'occurrence la liberté des peuples ; et il demandait le retrait du corps expéditionnaire américain.

Evidemment, il ajoutait aussitôt qu’il faisait ça en ami, parce qu’il aimait l’Amérique et lui rappelait ses valeurs.

Mais évidemment, à Washington, ça passait mal… Après tout, pour Johnson, il s’agissait de repousser le communisme ! Evidemment, on n’écouta pas de Gaulle. Un représentant proposait de boycotter les vins français. Mais la nouvelle popularité de la France valait cela. Et c’était très étonnant de voir la France devenir l’héroïne des peuples contre l’empire...

Parce que nous avions été une puissance coloniale, peu de temps auparavant

Si peu de temps ! Et quelle puissance… nous étions le colonisateur de Indochine, et nous avions été chassés douze ans plus tôt ! nous avions attaqué Égypte en 1956, dix ans plus tôt, et c’est l Amérique qui nous avait arrêté… Nous n’avions quitté Algérie qu’en 1962, quatre ans plus tôt, et nous donnions déjà des leçons au monde. Mais c’était parce que nous avions purgé nos erreurs que nous pouvions le faire ; et de Gaulle le revendiquait.

Et on entendait aussi les regrets, peut-être l’amertume d’être remplacés par Amérique comme grande puissance… Ou bien la sagesse de l’abandon… désormais, nous aurions le verbe. C’était là, le génie de de Gaulle, de partir de sentiments humains. Le jeune président Macron, lui, veut nous remettre à la mode !

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