Comment vivre normalement après des attaques sur son sol? Avec nous le psychiatre Boris Cyrulnik. A ses côtés : Xavier Emmanuelli Catherine Meurisse et Célia, rescapée du Bataclan.

Place de la République, recueillement et hommage aux victimes des attentats du 13 novembre
Place de la République, recueillement et hommage aux victimes des attentats du 13 novembre © AFP / Olivier Donnars

En janvier 2015, un attentat survient dans les locaux à Paris de Charlie Hebdo, puis après dans le supermarché "Hypercasher" situé porte de Vincennes à Paris. Durant ces attaques, huit membres de la rédaction du journal satirique perdent la vie , et en tout 17 personnes seront abattues entre le 7 et le 9 janvier, par les trois terroristes.

Le 13 novembre 2015, ce sont 130 personnes qui perdent la vie dans les attaques de la salle de spectacle du Bataclan, de certaines terrasses parisiennes, et des abords du stade de France. Des attentats meurtriers qui font aussi plus de 350 blessés, en quelques heures seulement.

Enfin, il y a quelques jours, le 14 juillet, à Nice sur la côte d'Azur, ce sont 84 personnes qui sont mortes lors d'une attaque revendiquée par le groupe terroriste Etat Islamique. A cette heure-ci, 207 personnes sont encore hospitalisées, et 49 blessés sont en état d'urgence absolue.

Si 2015 a été l'année sanglante des attentats, 2016 n'est pas en reste. Cette année en cours est aussi celle de la vie, vacillante, qui reprend ses droits, avec ou malgré les blessures. Un certain Boris Cyrulnik avait appelé ça "la résillience".

Reprendre une vie normale, avec ce souvenir d'avoir été à deux doigts de la perdre, et ce souvenir de compagnons qui n'ont pas eu cette cette chance. Vivre aussi, et survivre, en sachant ce qui a été, et en sachant que ça peut se reproduire.

Pour en parler, le Dr. Boris Cyrulnik est l'invité de Histoire(s) d'un soir. Né en 1937 à Bordeaux, Boris Cyrulnik est un éminent psychiatre, ethnologue et neurologue. Surtout connu pour ce concept de "résilience", renaître après la souffrance, il est également membre du comité d'honneur de l'Association pour le Droit de mourir dans la dignité (ADMD). Il a co-écrit avec Hélène Romano en 2015 le livre "Je suis une victime" (éditions Philippe Duval). Il a également sorti le 20 avril 2016 l'essai intitulé "Ivres paradis, bonheurs héroïques" (éditions Odile Jacob).

A ses côtés pour la première heure de l'émission :

- Catherine Meurisse, 36 ans, illustratrice, scénariste et dessinatrice de bandes-dessinées et de presse. En 2005, elle entre à Charlie Hebdo. Dix ans plus tard, le 7 janvier, elle échappe de peu à l'attaque qui frappe le journal satirique, "grâce" à un retard qui lui fait manquer le début de la conférence de rédaction. Elle raconte sa reconstruction après le drame dans une bande-dessinée intitulée "La légereté", sortie le 29 avril 2016.

- Célia, rescapée de l'attentat du 13 novembre au Bataclan.

Célia, rescapée des attentats du 13 novembre 2015
Célia, rescapée des attentats du 13 novembre 2015 © Radio France / Caroline Pomes

En deuxième heure d'émission, le psychanalyste Boris Cyrulnik a choisi d'inviter Xavier Emmanuelli. Ce médecin, et homme politique, est à l'origine de la création du Samu Social de Paris. Il a également été co-fondateur de Médecin sans frontières, qu'il a dirigé, et a été à la tête du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées de 1997 à 2015. Son livre paraîtra le 7 septembre 2016 : "Les enfants des rues. Une clinique de l'exclusion" (éditions Odile Jacob).

Xavier Emmanueli et Boris Cyrulnik
Xavier Emmanueli et Boris Cyrulnik © Radio France
Xavier Emmanueli
Xavier Emmanueli © Radio France / Caroline Pomes

Et sinon ?

Comme pour chaque émission, notre chroniqueur débarqué tout droit de GQ viendra nous faire part de son humeur du jour. Cette fois-ci Gonzague Dupleix nous parlera de la folie du do it yourself.

La première heure s'achèvera également sur l'histoire du jour présentée par un de nos partenaires. Ce soir, dans le cadre du partenariat avec la revue XXI et le Festival des Ateliers de Couthures, c'est Marie Dosé qui viendra présenter son travail. Cette avocate au barreau de Paris viendra parler de son quotidien aux côtés d'assignés à résidence : "Mon assigné va craquer". Elle va participer durant les Ateliers, à un débat intitulé "Décrypter la terreur".

Et cette nouvelle émission s'achèvera sur une deuxième lecture de Léa Drucker. Après avoir raconté un pan de son lien avec l'écrit, elle parcourra pour nous quelques lignes de "Histoire d'une vie", un livre de Aharon Appelfeld (éditions du Seuil), sorti en 2004.

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