Un attentat au Petit Clamart en 1962 permet au Général de Gaulle de lancer une idée : "Le président de la République sera dorénavant élu au suffrage universel".

Photo prise à Paris le 19 octobre 1962 d'une affiche de la campagne pour le référendum lancé par le général de Gaulle sur l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel. Des affiches invitant les électeurs à voter  "NON" y ont été collées.
Photo prise à Paris le 19 octobre 1962 d'une affiche de la campagne pour le référendum lancé par le général de Gaulle sur l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel. Des affiches invitant les électeurs à voter "NON" y ont été collées. © AFP

Pendant trois semaines, jusqu’au second tour de l’élection présidentielle, Jean Lebrun raconte l'histoire des scrutins de la Vème République. Ce matin : la réforme constitutionnelle de 1962 qui va installer la présidentielle au suffrage universel direct.

La constitution avait prévu de confier la désignation du président à un collège de grands électeurs. Mais celui-ci pourrait un jour de sous son chapeau, un notable, genre petit père Pinet. Le recours au suffrage direct permettrait au contraire de rassembler la France que les "politichiens" tirent à hue et à dia.

Et pour faire adopter le basculement, le général propose un référendum... adopté par 62% des voix.

Pierre Sudreau :

Il faut éviter l'affrontement des deux expressions de la souveraineté populaire, c'est-à-dire le vote à l'élection présidentielle et le vote aux élections législatives sinon ça sera le bazar, ça sera le désordre.

Il ajoute :

La recherche de l'image sera pour les candidats une maîtresse si exigeante que les médias leur feront vivre un véritable calvaire !

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