Après un premier match l'an dernier, elle fait partie désormais des 23 arbitres du championnat de France.

Stéphanie Frappart, ici lors de la Coupe du monde féminine de Football 2019, est première femme à arbitrer en Ligue 1.
Stéphanie Frappart, ici lors de la Coupe du monde féminine de Football 2019, est première femme à arbitrer en Ligue 1. © AFP / Christophe Simon

C'est reparti pour un tour : la nouvelle saison du championnat de France de Ligue 1 de football avec Monaco - Lyon. a débuté le 9 août. 

Et côté arbitrage, la petite révolution cette année s'appelle Stéphanie Frappart.

Elle fait partie des 23 arbitres du championnat de France après un premier match la saison dernière, lors de la 34e journée du championnat.

Elle rêvait d'arbitrer une finale de coupe du monde, d'officier au centre des terrains de Ligue 1. Elle vient de réaliser ses deux rêves en un mois. Après avoir dirigé les matchs Amiens - Strasbourg et Nice - Nantes en avril et mai 2019, elle est titularisée pour la saison complète. Elle considère que c'est une étape, mais pas un aboutissement.

Un aboutissement, pour moi, c'est une étape dans ma carrière. Au départ, je n'arbitrais pas pour devenir arbitre de Ligue 1. J'arbitrais en tant que passionnée de foot. Après, j'ai gravi les échelons. Forcément, la L1 c'est une consécration puisqu'il y a très peu d'élus. Il n'y en a que 23 dans le groupe et en faire partie, forcément c'est aussi une reconnaissance de mes compétences. 

Malgré son CV et son expérience, elle se sent attendu au tournant.

En L1, la pression est différente. Le plus dur commence. Je sais très bien que je suis attendue. Faire sa place, c'est pas facile pour n'importe quel arbitre,  que ce soit moi ou un autre.

Lors du stage de préparation à Clairefontaine, Stéphanie Frappart a senti de la bienveillance de la part de ses confrères. Sur le terrain, qu'en sera-t-il ? Le corps arbitral, on le sait, n'est pas épargné par les insultes. Y compris de la part des joueurs.

Qu'on soit un arbitre homme ou femme, il n'y a pas lieu de se faire insulter. Si j'entends des insultes, misogynes ou non, elles seront sanctionnées.

Stéphanie Frappart l'avoue : arbitrer des filles reste un peu différent.

Il y a un peu moins de vices, même si il y a eu quelques situations lors de la coupe du monde féminine. Vous avez vu qu'elles prennent un peu exemple sur les hommes. A nous de rester forts et fortes. Surtout dans la réaction des joueuses sur le terrain. J'allais dire : si on siffle juste, il y aura moins de contestations.

Y aura t-il un avant et un après finale de coupe du monde ? Ce match entre les Américaines et les Hollandaises qu'elle a brillamment dirigé devant les caméra du monde entier ?

Non, parce que j'ai préparé ce match, comme les matchs précédents, avec professionnalisme. La finale de la coupe du monde, c'est un match. Je suis vite passé à autre chose : la L1 et la saison qui arrive.

Le 14 août 2019, elle arbitrera la finale de la Supercoupe UEFA 2019, entre Liverpool FC et Chelsea FC à Istanbul.

L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.