La France compte 9 millions de personnes pauvres, mais pourtant elle regorge d'argent. 400 milliards d’euros dorment sur les comptes en banque de nos concitoyens.

Cet argent n’est placé nulle part, même pas sur le bon vieux Livret A. C’est le « bas de laine », l’argent placé « sous le matelas », sauf que maintenant il est sur votre compte courant. Il n’est pas investi parce que les habitants de France sont inquiets. Ils craignent le chômage, la voiture qu’il faut changer, la maladie, les études des enfants... Plus fondamentalement, les Français ne dépensent pas car il leur manque un projet. 

Pourquoi ne pas soutenir la transition écologique?   En puisant dans cette épargne, on mettrait fin à l’angoisse écologique, et on créerait des centaines de milliers d’emplois. Encore faut-il parvenir à mobiliser cet argent… Pour cela, il existe une technique, déjà utilisée en 1983, ce que l’on appelle l’« emprunt forcé ». À l’époque, les contribuables payant plus de 5 000 francs d'impôts, durent prêter une petite part, 10 %, du montant de leur impôt à l’État, qui les remboursa rubis sur l’ongle deux ans plus tard. Avec l’emprunt forcé, on est donc obligé de prêter. Mais, attention, on ne perd pas d’argent, et on peut même en gagner, lorsque l’État verse des intérêts. 

Évidemment, on peut trouver cette méthode un peu dirigiste, mais l’économie, c’est la science des choix. Que préfère-t-on ? Continuer comme actuellement, et nous préparer au pire ? Ou confier, temporairement, une petite part de nos économies à l’État, seul acteur capable d’impulser, avec nous, les changements nécessaires ?

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