De plus en plus de PME se lancent à l’export. Elles sont maintenant 130 000. C’est ce que constate un rapport de Business France. Et c’est une bonne nouvelle, malgré le nuage du Brexit...

L’an dernier, on a recensé 3 800 PME exportatrices supplémentaires, ce qui porte le total à près de 130 000. Et ce résultat n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence de l’arrivée aux commandes de patrons plus jeunes - la génération Erasmus- et d’une vaste réforme du réseau français de soutien à l’export. 

Depuis deux ans, il est placé sous l’autorité des régions et réunit les experts de Business France, des Chambres de commerces et de la Banque publique d’investissement, BPIFrance. 

Cette “Team France Export” s’appuie sur 250 conseillers, qui ont préparé 12 000 entreprises l’an dernier. Christophe Lecourtier, le directeur général de Business France, résume son action par une image : “ nous sommes comme une agence de voyage locale qui propose à une entreprise plusieurs destinations et l’aide vers celles de son choix”. 

Et donc ça fonctionne…

Oui. Prenez par exemple Prestashop. C’est une jeune entreprise qui permet de créer une  boutique en ligne.  Pendant le confinement, son activité a explosé et grâce au réseau Team France Export, elle a démarré sur deux nouveaux marchés: la Pologne et le Mexique. 

Autre exemple, l’entreprise Texelis, 350 personnes, à Limoges: c’est un fournisseur de premier rang de pièces pour les tramways ou les véhicules blindés. Elle se développe aussi dans la révision et la remise à niveau de matériel usagé. Pendant le confinement, elle a prospecté le marché américain, trouvé un partenaire local et préparé ses premiers contrats en un temps record, grâce aux “conseillers transport” de la Team France Export. Le tout pour un prix “raisonnable”, précise son président. 

Dernier exemple, les confitures St Dalfour, à Marmande, 130 salariés. Elles sont exportées dans 100 pays, avec, depuis dix ans, l’aide de Business France, notamment au Royaume-Uni. 

Et comment va se passer le Brexit justement ? 

On ne sait toujours pas. Chez St Dalfour, on se prépare à constituer des stocks préventifs en Angleterre pour éviter toute rupture d’approvisionnement. Cela se fera l’année prochaine, car les produits non frais ne seront pas concernés avant juillet par les nouvelles règles. 

Le Brexit ne sera pas le seul coup dur pour le commerce extérieur. L’aéronautique et les vins et spiritueux, nos deux principaux secteurs exportateurs, sont évidemment très touchés par l’arrêt des voyages et des restaurants. 

Mais Business France conseille aux PME de s’accrocher. D’abord le plan de relance a prévu 250 millions d’aide à l’export. Ensuite, il va y avoir un rebond de la croissance et donc des opportunités, notamment en Allemagne, notre premier marché. Mais aussi en Asie. 

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