Les SUV, des berlines aux allures de 4x4, rencontrent un immense succès mais inquiètent pourtant les constructeurs. Les chiffres sont éloquents : les Peugeot 2008, les Renault Captur, les Duster, Moka, Cactus, Qashqaï... représentent plus de 40 % des ventes de voitures en Europe, contre à peine 15% en 2012.

Le "Dacia Duster" de chez Renault
Le "Dacia Duster" de chez Renault © AFP / Claudio Bresciani / TT NEWS AGENCY / TT News Agency/AFP

Rien n’est jamais simple… même quand tout semble aller pour le mieux. Les SUV, des berlines aux allures de 4x4, se vendent comme des petits pains. 

Pour expliquer ce succès, les experts sont unanimes : les conducteurs aiment les voitures surélevées car ils se sentent en sécurité. Avant les SUV, il y avait les 4x4, généralement gros, plutôt chers qui sont restés des véhicules de niches. La révolution s’est faite en 2007 quand Nissan a lancé le Qashqaï, une berline aux allures de 4x4.

En quoi les SUV posent problème aux constructeurs ?

Plus gros, plus grands, plus lourds, les SUV consomment plus que les Berlines et émettent donc plus de CO2 que les autres types de véhicules. 

Or, pressés par l’Europe qui impose une réduction drastique des émissions, les constructeurs font la chasse à la consommation de carburants. L’explosion des ventes de SUV enraye donc leur stratégie, et explique même pourquoi les émissions de CO2 des voitures sont reparties à la hausse depuis deux ans en Europe.

La meilleure solution n’est-elle pas le développement de SUV électriques ?

Absolument. Les marques ont même anticipé votre demande et prévoient toutes de lancer des SUV électriques dans les prochaines années. Mais quand bien même tous les SUV deviendraient électriques, les constructeurs ne sont pas sereins…

En réalité, ce manque de sérénité est alimenté par un récent rapport de France Stratégie, un organisme d’étude rattaché au Premier ministre.

Or que dit ce rapport ? Que l’essor des SUV, même 100% électriques, limiterait la baisse des émissions en raison du poids élevé de ces véhicules.

En effet, plus une voiture est lourde, et plus il faut d’énergie pour la fabriquer. Et plus une voiture est lourde, et plus il faut d’électricité pour la déplacer. Or rappelons que l’électricité, surtout hors de France, est produite par des centrales qui fonctionnent avec du charbon ou du gaz, et donc dégagent du CO2.

Résultats, France Stratégie et quelques voix notamment chez les écologistes recommandent la mise en place d’un nouveau bonus-malus qui tiendrait compte du poids des véhicules. Les SUV seraient les premières victimes d’un tel dispositif si le gouvernement se laissait tenter… d’où l’angoisse des constructeurs.

Il est temps d’équiper nos vieilles 2 CV (légères) d’un moteur électrique (propre) et de décapoter… c’est l’été !

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