Si l’on croit le nouveau baromètre de l’emploi du groupe Adecco que Le Parisien publie ce matin, ce devrait être le cas.

2019, l'année de l'embauche
2019, l'année de l'embauche © Getty / Manop Phimsit / EyeEm

Le nombre est spectaculaire. Selon le baromètre d’Adecco, elles pourraient recruter 3 millions et demi de personnes en 2019. C’est du jamais vu depuis longtemps et, surtout, très au-delà des autres prévisions dont on dispose. Ainsi, la dernière enquête de Pôle Emploi, sortie début mai, table sur 2 millions 700 000 embauches pour 2019 et c’est déjà son meilleur chiffre depuis 10 ans. Là, c’est un million de plus mais il faut dire qu’Adecco y intègre l’intérim et l’apprentissage. 

3,5 millions d’embauches

C’est l’autre bonne nouvelle de ce baromètre. 39 % des recrutements se feraient en CDI et 30 % en CDD, le reste en intérim et en stages. Près de quatre recrutements sur dix en CDI, c’est très important quand on sait que, l’an dernier 85%, des embauches se sont faites en CDD avec une forte progression des contrats de moins d’un mois, voire de moins d’une journée. Ces fameux contrats courts contre lequel le gouvernement est parti en guerre avec son idée de bonus-malus. 

Quels sont les secteurs et les métiers qui recrutent le plus cette année ? 

Aucune surprise de ce côté-là. Parmi les plus gros recruteurs, on retrouve le commerce, le BTP et le tourisme. Et si vous cherchez un job comme serveur, aide à domicile, préparateur de commandes ou développeur informatique, les entreprises recrutent à tour de bras. Quant aux régions où vous avez le plus de chances de trouver un emploi, ce sont, là encore sans surprise, l’Ile-de-France, Auvergne Rhône-Alpes et l’Occitanie. Voilà pour le tableau général. Il est très encourageant mais on doit y apporter quelques nuances, car on parle bien d’intentions d’embauches et non de recrutements fermes, et, en cas de ralentissement de l’activité, les entreprises se montreront forcément plus prudentes. Or, la croissance de la zone euro connaît un trou d’air et, si la France résiste, elle pourrait redescendre cette année sous les 1,5% de croissance, taux minimum à partir duquel l’économie créé de l’emploi. Autre bémol, en termes d’emploi, il faut regarder le solde, c’est-à-dire la différence entre les créations et les destructions d’emplois. 

Depuis quelques mois, on voit pourtant refleurir les plans sociaux

Enfin, beaucoup d’entreprises qui souhaitent vraiment embaucher n’y parviennent pas : sur les 10 métiers qui recrutent le plus, 7 n’arrivent pas à trouver les compétences requises. Conclusion ? Les 3,5 millions d’embauches attendues en 2019 sont clairement une bonne nouvelle. Il faut être optimiste bien sûr mais de là à dire qu’Emmanuel Macron est en train de gagner son pari d’un taux de chômage ramené à 7% à la fin de son quinquennat, il y a un pas. 

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