Le gouvernement va présenter son plan de relance. Il faut évidemment soutenir l’activité, les secteurs les plus en difficulté. Mais il ne faut pas non plus noircir le tableau économique.

Je ne vais pas vous dire que tout va bien. Certains secteurs, comme l’aéronautique, la restauration connaissent de vraies difficultés. Et on se demande encore comment va évoluer la pandémie.  Mais pour autant, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles. 

Pour une fois, on va essayer de voir le verre à moitié plein avec quelques indicateurs : le baromètre HelloWork, par exemple. 

HelloWork, c’est le numéro un des offres d’emploi en ligne, que vous connaissez peut-être pour les sites Régionjob ou Parisjob

Le baromètre d’Hellowork montre que, depuis mi-juin, il y a autant, voire plus, d’offres d’emplois qu’en 2019, pas seulement en CDD, en CDI aussi. Après le confinement, les recrutements ont bien repris. 

Si les entreprises embauchent, ça veut dire qu’elles ne vont pas si mal ? 

Un autre indicateur le montre : leur trésorerie, l’argent disponible sur leurs comptes bancaires, les comptes à vue. Il atteint un niveau record: 37% de plus que l’an dernier, en partie grâce aux prêts garantis par l’État. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a moins de risque de faillites, mais ça veut dire aussi qu’il y a moins d’investissements. 

Du côté des très petites entreprises, les TPE, le réseau d’entrepreneurs Initiative France a fait une enquête sur le moral des patrons. Ils sont inquiets, c’est sûr, mais pas désespérés : 60% se disent optimistes. Seulement 3% envisagent de fermer leur entreprise. 

Dans les grands groupes, il y a quelques bonnes nouvelles : les carnets de commandes des majors du BTP, comme Bouygues, sont pleins, par exemple. 

Mais évidemment, il faut faire attention, tout dépend des secteurs. C’est pour cela que les économistes parlent maintenant de reprise en K, comme la forme de la lettre: après un arrêt brutal, il y a des activités qui repartent très fort (la barre du K qui monte) et d’autres qui dépriment (l’autre barre du K). 

Dans les bonnes nouvelles, il y a aussi ce classement sur l’innovation rendu public ce 2 septembre 2020

Oui il est fait par l’Insead, l’université Cornell et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Ce Global Innovation Index classe les pays selon leur capacité à organiser et financer l’innovation. Et la France est passée de la 16e à la 12e place. Un bon point pour François Hollande et Emmanuel Macron.

Mais attention quand même: il y a encore 11 pays devant nous. La Suisse, les Pays scandinaves, les États-Unis, l’Allemagne, mais aussi la Corée, Singapour et Hong Kong.

Et n’oublions pas: l’innovation c’est bien, à condition de pouvoir investir !

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