L’annonce a été confirmée hier. Bientôt, Google ne nous pistera plus individuellement pour nous envoyer des publicités ciblées d’après nos recherches en ligne. Ce qui va changer.

Vous avez déjà remarqué que lorsque vous tapez dans la barre de recherche Google le nom d’un objet, un sac ou une paire de chaussures dont vous rêvez, à la recherche suivante, cet objet revient en publicité comme une tentation lancinante. 

C’est souvent intrusif et très agaçant quand vous avez décidé que l’objet en question n’entrait pas dans votre budget et que vous cherchez à l’oublier. 

Cette intrusion, nous la devons aux "cookies" tiers, des traceurs qui permettent de vendre des espaces publicitaires ultra personnalisés. Eh bien Google a enfin pris conscience qu’il n’y avait plus de tolérance sociale pour ce type de suivi individualisé comme le disent depuis longtemps les défenseurs de la confidentialité des données.

Il y a aussi un nouveau réglement européen. 

Oui le RGPD. Vous avez remarqué que depuis deux ans lorsque vous allez sur un nouveau site, il vous demande d’accepter sa politique de confidentialité des données. Vous pouvez la refuser et donc refuser les cookies. ça prend juste un peu de temps. 

La Californie a aussi adopté une loi dans le même sens. Quatre internautes sur cinq considèrent en effet que les risques ou inconvénients liés à la collecte de leurs données dépassent les avantages qu’ils en retirent.

Après Microsoft, Mozilla ou Apple, Google a donc décidé de changer de pratique et ce sera effectif l’an prochain. 

Concrètement, cela veut dire qu’il n’y aura plus de publicité ciblée

 Ciblée si, mais pas individuellement. Le géant de la recherche en ligne a inisisté de nouveau sur ce point hier. Il réfléchit donc à un nouveau système reposant sur des groupes d’audience, des cohortes qu’on appelle les "FLoC".  Elles comprendront des centaines ou milliers de personnes. "Les individus seront cachés dans des foules qui partagent les mêmes intérêts", a détaillé Google, intérêts définis en fonction de la navigation des utilisateurs. Il pourrait par exemple y avoir un “FLoC” d’adeptes de randonnée et de musique classique à Bordeaux.  Car il est évidemment hors de question pour Google de renoncer à la manne de la publicité en ligne sur laquelle repose son modèle et qui devrait lui rapporter 100 milliards d’euros de recettes publicitaires nettes en 2021, soit près de 30% de ce marché, d'après le cabinet eMarketer. La recherche sur le web est gratuite, mais souvenez-vous de l’adage: quand c’est gratuit, c’est vous le produ

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