Le président met en avant la lutte contre la pollution dans un entretien accordé à plusieurs quotidiens régionaux, il souligne les contradictions de ses détracteurs. "Les mêmes qui râlent sur la hausse du carburant réclament aussi qu'on lutte contre la pollution de l'air parce que leurs enfants souffrent de maladie".

Emmanuel Macron
Emmanuel Macron © Getty / Thierry Monasse

Et avant lui, c'est le Premier Ministre qui a défendu cette mesure ce week-end... « Nous n’avons pas le choix ». Edouard Philippe l’a redit. 

Ce qui est amusant, c’est qu’il s’exprimait au Vietnam, où il était en visite officielle, pays où le litre d’essence est à 75 centimes ! Pas de quoi faire rire les gilets jaunes, le signe de reconnaissance des automobilistes en colère. 

Désormais chaque Français qui fait son plein sait que 60% de la facture va dans les caisses de l’Etat. C’est la fameuse TICPE, taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques. Et ce qui fait grimper l’addition, c’est notamment la part carbone de cette taxe qui a été introduite récemment. Mais là il faut rendre à César ce qui est à César, ce n’est pas Emmanuel Macron qui en est à l’origine, mais François Hollande avec la loi de transition écologique. 

Dès le départ, cette taxe était prévue pour augmenter  

Le gouvernement actuel ne fait donc qu’appliquer cette mesure, mais il a décidé d’accélérer. En 2022 il était prévu qu’on soit à 65€ la tonne de CO2, en fait ce sera 86€. En outre, le gazole, devenu le carburant à abattre, voit sa TICPE alourdie par rapport à l’essence. Et par-dessus, vous me rajoutez une petite TVA. Tout cela c’est pour la bonne cause. En se penchant sur le budget 2019, nous voyons que la TICPE va rapporter 37,7 milliards d’euros : 17 milliards vont dans la poche de l’Etat, 12,3 milliards dans celle des collectivités locales et 1,2 milliards aux infrastructures de transport. Ce qui nous laisse 7,2 milliards qui vont dans un compte d’affectation spéciale appelé « transition écologique », soit seulement 19% du total de la TICPE  Il reste au gouvernement douze jours, d’ici la grande journée de mobilisation du 17 novembre, pour convaincre les automobilistes en colère du bienfondé de ces hausses.

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