Les chiffres du commerce électronique en France ont été publiés hier. Quel est le bilan de l'année 2018?

Les ventes en lignes continuent de grimper en France. Elles dépassent désormais les 90 milliards d’euros, soit plus que le chiffre d’affaires mondial de Carrefour. Le commerce électronique va bien grâce à Amazon et autres Cdiscount, grâce aux sites des distributeurs traditionnels comme Fnac ou Darty, mais également grâce aux nouveaux acteurs. L’un d’entre eux a littéralement explosé: il s’agit de Wish

15% des adeptes du e-commerce en France ont fait l’an dernier un achat sur Wish

C’est cinq fois plus qu’il y a un an. Ce site est tout bonnement devenu la deuxième plateforme en nombre d’objets expédiés, certes très loin d’Amazon, mais devant Cdiscount

Derrière ce phénomène commercial, se cache un ancien de Google qui a décidé de créer une place de marché ouverte aux dizaines de milliers de PME chinoises désireuses d’écouler de l’électronique et des fripes à prix cassés.  Casques, tee shirt, montres, drones, coques de téléphones, Wish c’est un grand bazar virtuel qui séduit des millions de clients déboursant en moyenne 5 euros par produit.  Les regards des professionnels du commerce sont rivés sur cette start-up

Pourquoi Wish intéresse tant les professionnels?  

Parce que les places de marchés comme Wish, le chinois Ali Express ou l’estonien Joom sont les acteurs les plus dynamiques du moment. Leur croissance est trois fois plus rapide que celle du marché. Mais surtout, et c’est une première, ces nouveaux acteurs sont en train de concurrencer Amazon, le pionnier des places de marché. Les vendeurs préfèrent en effet passer par ces plateformes, qui n’imposent rien aux fournisseurs et se contentent de prélever une petite dime sur les ventes, plutôt que d’intégrer la market place Amazon qui est intraitable en matière de qualité de service à l’égard des vendeurs et qui est plutôt coûteuse.  

Les places de marché sont-elles l’avenir du commerce en ligne?  

Elles sont en tout cas une solution pour les petites PME qui cherchent à dépasser leur zone de chalandise naturelle. On le voit, les producteurs chinois se ruent sur les plateformes et sont pour l’heure très satisfaits. Mais en réalité, ces galeries commerciales virtuelles sont aussi une opportunité pour les artisans européens et français. Le Roy René s’est installé sur Amazon pour vendre ses calissons d’Aix dans le monde entier. Idem pour la confiserie du Plantagenet et ses tendres bonbons, pralines et autres bêtises de Cambrai. Souvent critiqué, à juste titre par les petits commerçants, le e-commerce représente un vrai débouché pour les petits producteurs.

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