Il est PDG de l’entreprise Dassault Systèmes. Selon un classement du cabinet Proxinvest, c'est le patron le mieux payé de France. L'an dernier, il a gagné l’an dernier 33 millions d’euros. Pourtant on le connaît peu. Qui est-il ? 

Bernard Charlès, le patron le mieux payé de France
Bernard Charlès, le patron le mieux payé de France © AFP / Eric PIERMONT

Il a 62 ans et il est assez discret. Il en va de même pour sa société peu connue du grand public. Elle conçoit et vend des logiciels ultra sophistiqués de conception assistée par ordinateur, en 3D, et de gestion de projets. 

Elle a démarré avec le fameux système Catia créé pour faciliter le dessin et la fabrication des avions Dassault, les Mirage ou les Falcon. Depuis, ce logiciel est devenu le Windows de l’industrie. Et l’entreprise a étendu son champ au médical, à l’urbanisme et même au commerce.

Elle emploie 16 000 personnes dans le monde. L’an dernier, elle est entrée au CAC 40. La rémunération moyenne des PDG de l’indice a explosé avec ce nouvel arrivant. 

33 millions par an, c’est 63 euros par minute… Qu’est-ce qui peut justifier un tel écart avec le Smic ou le salaire moyen des Français ? 

L’explication, c’est que ce PDG est d’une redoutable efficacité pour ses actionnaires : le cours de l’action Dassault Système a été multiplié par dix en dix ans. La rémunération de Bernard Charlès, “seulement” par quatre. Pour l’essentiel, elle est versée en actions. 

Bernard Charlès bénéficie en fait de la volonté du premier actionnaire du groupe, la famille Dassault, de le traiter comme un entrepreneur, un créateur d’entreprise, et pas comme un simple manager.

Ils estiment que le succès de Dassault Systèmes doit énormément à cet infatigable Breton, diplômé de Normale Sup, docteur en mécanique, qui a rejoint l’entreprise deux ans après sa création en 1981 et la dirige depuis vingt-cinq ans.  

Les autres PDG du CAC 40 ont-ils été aussi bien servis ? 

Bien moins que Bernard Charlès, mais le numéro deux, François-Henri Pinault, PDG du groupe de luxe Kering (Saint-Laurent, Balanciaga…), arrive tout de même à 17 millions, un saut de 7 millions. A côté Bernard Arnault, de LVMH, en sixième position, paraît presque sobre. 

En moyenne, les PDG du CAC ont gagné 5 millions huit d’euros en 2018. Soit  277 fois le SMIC. Ou 152 fois le salaire moyen des Français. L’écart s’accroît donc, mais le plus injuste, c’est que leur rémunération soit en forte hausse alors même que le bénéfice total du CAC 40 a baissé. 

On peut retrouver tous les détails de ce classement sur le site de L’Obs. 

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