C’est intéressant de regarder derrière les étiquettes. Le groupe auquel appartient Zara s’appelle Inditex. Il possède aussi Massimo Dutti, Pull & Bear, Stradivarius et d’autres marques. Son fondateur, l’espagnol Amancio Ortega, est la sixième fortune mondiale.

Magasin Zara
Magasin Zara © AFP / BOB DEWEL

Depuis 2000, c’est vrai, la consommation de vêtements dans le monde a doublé. Inditex y est pour beaucoup et en profite à plein. C’est cela que les consommateurs responsables lui reprochent. Lorsque la journaliste Sophie Fontanel, qui suit la mode à L’Obs, montre une jupe Zara sur son compte Instagram, les critiques pleuvent. 

Ce que ces internautes dénoncent c’est la surconsommation et ses conséquences sur l’environnement. Ils n’ont pas tort. 

Zara en a conscience et ne fait jamais de publicité. Mais tant que nous achèterons, ce groupe n’arrêtera pas de vendre ! Il change tout de même certaines pratiques. 

Devant ses actionnaires, il a par exemple promis de n’utiliser que des matières textiles durables (coton, lin ou polyester biologique) d’ici à 2025. Il a signé le fameux pacte des entreprises de la mode pour le climat. Il accélère sur l’utilisation de matières recyclées. Il ne détruit pas les invendus, mais les recycle ou les donne à des associations caritatives. Une loi vient d'être adoptée en France à ce sujet, mais Zara l’avait un peu devancée. 

Autre point intéressant, le groupe vient de recevoir un satisfecit du très puissant syndicat américain de la distribution pour qui Zara fait la démonstration qu’on peut “lier syndicalisation, compétitivité, rentabilité et croissance”. Il y a des sections syndicales dans toutes les boutiques, ou presque, ce qui n’est pas courant aux Etats-Unis. 

En France, côté social, le groupe a recruté et accompagné 400 personnes en grande précarité : des jeunes, venus de la rue ou des réfugiés qui ont obtenu l’asile politique. Un programme apprécié par les salariés qui aimeraient toutefois qu’un effort soit aussi fait pour diminuer l’emploi à temps partiel dans leurs rangs et offrir plus de temps plein. 

Alors ces pratiques sont-elles suffisamment vertueuses ? 

Pour les ONG, pas du tout. Il faudrait surtout changer de modèle, renoncer à la  “mode rapide”. Et nous consommateurs, qu’en pensons-nous ? Car au fond, les vrais arbitres, c’est nous. 

Vous en saurez plus en lisant dans L’Obs qui sort aujourd’hui l’article de Sophie Fontanelle. 

Et qui a -t-il à la Une cette semaine ? Des héros du quotidien, des représentants de la France solidaire”, qui se battent pour les autres les jeunes, les réfugiés, les quartiers… Ceux qui pratiquent au quotidien “l’optimisme de combat”. 

Je vous signale aussi un portrait de Juan Branco, l’auteur d’un pamphlet anti-Macron à grand tirage. Loin d’être aussi révolutionnaire qu’il prétend. 

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