Mieux vaut acheter dans une ville dynamique qui attire des entreprises, et où le taux de chômage est bas c’est la garantie de pouvoir revendre facilement. Partant de ce constat, le réseau Meilleursagents a combiné indices économiques et critères immobiliers pour établir un classement et décerner ses étoiles.

Immeuble en construction à Rennes
Immeuble en construction à Rennes © AFP / DAMIEN MEYER

Avec un taux de chômage de 6,8%, nettement en dessous de la moyenne nationale, une population jeune, des délais de vente ne dépassent pas 59 jours, les Bretons vont être contents : il s’agit de Rennes. Dans la métropole bretonne, tous les indicateurs sont au vert. 

Autre surprise, la mauvaise note de Bordeaux

Avec l’arrivée de la LGV, la ligne à grande vitesse, on ne parlait que d’elle, or la ville n’obtient que deux étoiles : Bordeaux est la star déchue du classement. En fait, la ville est victime de son succès. L’afflux des investisseurs s’est traduit par une surchauffe des prix : ces derniers ont fait un bond de plus de 16% l’année dernière. Résultat le mètre carré y atteint 4 300 euros, ce qui fait de Bordeaux la deuxième ville la plus chère de France derrière Paris. C’est un peu ce qui risque d’arriver à Lyon, qui est le nouveau chouchou des acheteurs. Elle décroche quatre étoiles grâce à un chômage très bas, des délais de vente de 45 jours. Mais les prix ont fortement augmenté, le mètre carré flirte avec les 4 000 euros.    

Des villes comme Marseille ou Montpellier, beaucoup moins chères n’obtiennent que deux étoiles

Le taux de chômage y est plus élevé que la moyenne nationale et les délais de vente beaucoup plus longs. Du coup, vous pouvez y acheter un bien plus grand, ce qui peut être très séduisant sur le papier mais vous n’êtes pas certain de le revendre vite en faisant une plus-value. Or c’est ça qui attire les investisseurs. Et l’afflux d’acheteurs entraîne une hausse des prix. C’est une mécanique implacable. Ainsi, à Rennes, Meilleursagents anticipe une hausse du mètre carré de 6% sur les douze prochains mois. Et de 5% dans les villes quatre étoiles comme Nantes, Lyon, Toulouse ou Paris.  En revanche, cette hausse ne sera que de 1% à Marseille ou à Montpellier qui risquent donc de rester les lanternes rouges.

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