Au début, en 2015, tout était clair : la prime à la casse pénalisait le diesel, était accessible sous conditions de ressources et ne concernait que les véhicules neufs. En 2018, elle s’est ouverte à tous les ménages et à l’achat d’une voiture d’occasion.

En 2019, entre l’abaissement des normes concernant les émissions de CO2 et l’ajout d’une surprime pour les ménages non imposables qui font plus de 60 kilomètres par jour aller-retour pour se rendre au travail, le nombre de critères est devenu un vrai casse-tête. Si l’on ajoute que, de l’aveu même du ministère de la Transition écologique, le site n’était pas totalement opérationnel en janvier février, cela fait beaucoup pour les automobilistes tentés d’acheter une voiture moins polluante. 

Le Parisien a décidé de voler au secours des automobilistes en mettant en place un simulateur  

Petit aperçu: si vous vous séparez d’une voiture qui roule à l’essence, elle doit dater d’avant 1997. Mais si c’est une diesel, attention: si vous êtes imposable, elle devra dater d’avant 2001, si vous n’êtes pas imposable c’est 2006. Quant à la prime, elle se montera à 1 000€ si vous êtes imposable et 2 000€ si vous ne l’êtes pas, à condition que vous achetiez un véhicule émettant moins de 122g de CO2 au kilomètre. Et vous toucherez 2 500€ si vous êtes non imposable et que vous achetez un véhicule électrique d’occasion. Avec notre simulateur, vous répondez à quatre ou cinq questions maximum et vous savez droit à une prime et surtout quels sont les modèles qui vous permettent de la toucher. 

Une prime à toucher au moment de l’achat   

L’année dernière, face au succès de la prime à la conversion il y a eu un gros embouteillage au niveau des versements avec 70 000 dossiers en attente. La faute à l’Agence de services et de paiements qui s’est retrouvée bien dépourvue quand la bise fut venue. En clair, les caisses étaient vides et certains ménages ont dû patienter des semaines. Tout comme les concessionnaires qui faisaient l’avance de la prime à leurs clients et qui ont été un peu échaudés. Mais promis, juré dit le ministère. tout est rentré dans l’ordre, les sous sont prêts, le site fonctionne et un dispositif pour sécuriser les ménages les plus fragiles est à l’étude. Pour l’instant, 60 000 dossiers ont été déposés depuis le premier janvier. Or l’objectif est de mettre à la casse un million de véhicules d’ici trois ans. Il va donc falloir accélérer. 

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