Les grèves continuent à la SNCF et à la RATP, et pourtant, Sophie Fay nous dit que tout va bien.

Le sommet Choose France, destiné à valoriser l’attractivité économique du pays auprès des chefs d’entreprise étrangers , se tiendra pour la troisième année consécutive au château de Versailles.
Le sommet Choose France, destiné à valoriser l’attractivité économique du pays auprès des chefs d’entreprise étrangers , se tiendra pour la troisième année consécutive au château de Versailles. © AFP / Geoffroy VAN DER HASSELT

Le cabinet de conseil et d’audit EY (avant on l’appelait Ernst & Young) publie aujourd’hui une étude sur l’attractivité industrielle de la France.    

On sort d’une année de manifestations et de mécontentement des gilets jaunes, qui a enchaîné sur une grève record. Et pourtant, 70% des investisseurs étrangers gardent toute leur confiance dans notre pays.    

Nous attirons toujours plus de projets. Alors attention tout de même, les chiffres d’EY portent sur l’année 2018 : il y a eu 339 projets industriels nouveaux en France, le meilleur score d’Europe. Le deuxième pays après nous, c’est la Turquie (pour EY, c’est un pays européen), le troisième, l’Allemagne. Le Royaume-Uni, Brexit oblige, est en chute libre : -35%.      

EY n’a pas encore fait son recensement 2019

Mais le cabinet est confiant car il a fait une enquête auprès de décideurs internationaux.    

Qu’est-ce qui leur plaît en France ? Les infrastructures et la force de certaines filières industrielles, bien sûr. Mais aussi :  

  • Le CICE, qui vient d’être transformé en baisse de cotisations et diminue le coût du travail pour les entreprises. 
  • Le Crédit d’impôt recherche, qui leur permet de profiter de nos cerveaux à moindres frais, 
  • Les réformes du marché du travail, loi El Khomri ou ordonnances Pénicaud. 

Les grèves ne les découragent apparemment pas

L’Elysée va réunir lundi prochain à Versailles 200 patrons d’entreprises étrangères, en route vers Davos, et ils devraient faire de nouvelles annonces d’investissement industriel dans notre pays.    

La petite musique que l’on entend chez ces investisseurs ou dans les banques anglo-saxonnes à propos du mouvement de grève, c’est "pas d’inquiétude, à condition qu’Emmanuel Macron aille au bout de sa réforme".    

Je ne suis pas certaine qu’ils saisissent les subtilités de notre système de retraite. Ni même l’impact économique de la réforme puisqu’on n’aura aucun chiffrage avant la présentation du projet de loi. Mais on comprend pourquoi Edouard Philippe est arc bouté sur l’équilibre financier.    

► Retrouvez sur le site de L’Obs l’interview de Marc Lhermitte, associé d’EY et auteur de l’étude.
 

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