Annulé l’an dernier, le salon Vivatech se tiendra bien cette année à Paris à la Porte de Versailles. Les régions ou le CNRS seront très présents. Attention, on cherche les femmes entrepreneuses : elles sont trop peu nombreuses et pas assez financées.

Oui car c’est le premier salon professionnel à rouvrir ses portes physiquement. Il débutera mercredi. Trois jours pour les professionnels et une quatrième journée pour le grand public. Avec une jauge bien sûr de 5000 personnes, sous haut contrôle sanitaire, et possibilité de voir pas mal de choses en ligne, ce qui en démultiplie l’impact. 

Vivatech, c’est la grande vitrine française des nouvelles technologies et des start up. Le président de la République ou Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France vont y passer. La Région Sud - PACA - sera présente avec 37 jeunes pousses, l’Aquitaine avec 28, Grand Est avec 27, l’Occitanie avec 24 sociétés … 

Comme tous les ans, il y aura des innovations très visuelles comme un drone taxi chinois ou un exosquelette pour soulager le travail de la RATP. Et d’autres très pointues notamment celles qui sortent des laboratoires du CNRS, sur l’informatique quantique, l’hydrogène ou la recherche médicale. 

Une initiative a retenu votre attention… 

Oui, c’est un concours, dont le but est de mettre en avant les femmes entrepreneurs. Pourquoi c’est important d’en parler ? Parce que si le Covid n’a pas freiné la recherche dans les labos du CNRS ou le développement des start up surtout celles qui facilitent le télétravail, il a en revanche bien fait reculer la place des projets portés par des femmes. 

L’an dernier, selon une étude du fonds d’investissement Atomico, les équipes masculines ont capté 91% des capitaux levés en Europe. Et parmi les grosses start up - celles à qui les investisseurs confient 50 millions d’euros ou plus-,  il n’y avait aucune femme patronne. 

Le Femal Founders Challenge veut donc leur donner de la visibilité et les rendre incontournables pour les investisseurs. 

Dix finalistes ont déjà été sélectionnées... 

Oui et on connaîtra la gagnante jeudi matin. Elles ont fondé Ublo, une plateforme pour faciliter la gestion locative d'appartement - c’est le projet d’Agathe Machavoine-, ou Whoomies, une  plateforme pour faciliter la colocation - créée par Lauren Dannay. 

Il y a également Xahive, une offre de cybersécurité pour messagerie (présentée par Sam Ponnanbalam),  ou bien Malou qui permet aux restaurateurs de trouver de nouveaux clients (projet de Louiza Hacene), ou encore Lixo, une intelligence artificielle qui facilite le tri des déchets ménagers pour les professionnels (projet de Marjorie Darcet). 

Je termine avec GliaStudio, un projet de la taïwanaise Agnès Peng, qui transforme automatiquement un article en montage vidéo…  Assez étonnant ce que fait l’intelligence artificielle. 

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