Un petit Poucet face à un géant : le groupe Fnac Darty qui se démène pour exister face à Amazon…

Fnac-Darty se penche sur l'économie circulaire
Fnac-Darty se penche sur l'économie circulaire © Getty / Chesnot

En Bourse, Fnac-Darty vaut un milliard six d’euros. Amazon c’est… 777 milliards ! Pour résister, le groupe français doit donc apporter quelque chose en plus. 

Bien sûr, il y a ses 571 magasins, ses 25 000 salariés et la qualité de leurs conseils. Mais le véritable atout du groupe pour les années qui viennent semble être une vieille recette du fondateur, Bernard Darty : le fameux “contrat de confiance”. 

Dans une dizaine de jours, Fnac Darty le proposera à ses clients en version revisitée, l’abonnement Darty Max. Pour 9,90 euros, Darty s’engage à réparer gratuitement tout votre électroménager. On paie tous les mois et le dépannage est vraiment pris en charge sans frais supplémentaires ?

Comment ça marche ?

Pour l’électroménager venant de magasins concurrents, il y aura un quand même un coût d’enregistrement de l'appareil. Sinon, la prise en charge est assurée sans supplément pendant toute la durée où les constructeurs garantissent la disponibilité des pièces détachées. 

Point intéressant : cette durée s’allonge. Par exemple sur les lave-linge, elle est passée de 11 à 15 ans chez Miele, de 10 à 11 ans, chez Beko. Sinon elle est de 10 ans chez Bosch et 7 ans chez Whirlpool. La durée de vie moyenne d’un appareil, c’est entre 7 et 8 ans. 

Cette durabilité accrue doit beaucoup à la loi Hamon de 2014 qui a imposé aux constructeurs de donner des informations sur les pièces détachées. Darty ou Boulanger ont poussé en communiquant sur la réparabilité des produits. Le pari, c’est la confiance du client: qu’il renouvelle moins souvent ses appareils mais toujours chez vous. 

Et le frigo ou l’appareil dont vous ne voulez plus et que Darty reprend quand vous changez, que devient-il ? 

Là aussi c’est une vieille recette de Darty qui est à l’honneur. L’appareil, s’il est réparable, est donné à au réseau d’insertion par l’activité, Envie, qui a toujours été soutenu par la maison. Il revend les machines d’occasion. Boulanger, C-Discount, tous les distributeurs travaillent avec lui.  

Au moment du rapprochement Fnac Darty en 2016, il n’était question que de e-commerce, massification des achats, dépoussiérage pour rivaliser avec Amazon. Deux ans plus tard, ironie de l’histoire, vous voyez que le ton a bien changé. 

C’est finalement la culture du service après-vente et de la récupération solidaire du vieux Darty qui permet de faire la différence avec le géant américain. Lui détruit des invendus en France, pendant qu’Enrique Martinez, le directeur général de Fnac Darty, recrute et forme 300 techniciens réparateurs supplémentaires.
 

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