La Ligue 1 de football touche à sa fin. In championnat qui intéresse de plus en plus les investisseurs américains

Il faut peut-être y voir un effet Coupe du monde : notre soccer fait un tabac aux Etats-Unis. L’Olympique de Marseille avait ouvert le bal en 2016, il s’était vendu pour 45 millions d’euros à Frank McCourt, un magnat de l’immobilier reconverti dans le sport business. 

L’an dernier, les Girondins de Bordeaux, propriété du groupe M6 ont été cédés au fonds GACP. 

Et depuis quelques mois, on peut dire que ça grouille autour des clubs français. Saint-Etienne était à deux doigts de se faire racheter par Peak 6, un fonds d’investissements de Chicago. Plusieurs investisseurs américains regardent aussi le club de Reims : quand on mêle sport et champagne, ça plaît de l’autre côté de l’Atlantique. Il y a aussi eu du mouvement autour de l’En Avant de Guingamp. Là on est plus cidre que champagne. Et comme le club breton va basculer en deuxième division l’an prochain, l’affaire ne s’est pas faite. 

Les Américains ne sont pas les seuls à montrer de l’intérêt pour le foot tricolore.

Le Paris Saint-Germain survole le championnat grâce aux milliards du Qatar. Lille appartient à l’homme d’affaires hispano-Luxembourgeois Gérard Lopez. A l’OGC Nice, c’est plus compliqué : un mixte d’actionnaires chinois et américains possède le club. Même Jean-Michel Aulas, propriétaire de l’Olympique Lyonnais, a fait entrer des Chinois à hauteur de 20%. A l’évidence, le foot français est en pleine effervescence et les Américains participent à la fête.
 

Qu’est-ce qui motive ces investisseurs ?

Ils ont la passion du sport, mais ils recherchent avant tout la bonne affaire. Frank McCourt a beau clamer qu’il se sent chez lui à Marseille et qu’il rêve de transmettre le club à son fils, il ne renonce jamais à un bon deal. La preuve : il avait payé 430 millions de dollars, en 2004 pour les Dodgers, l’équipe de baseball de Los Angeles. Il l’a revendue 8 ans plus tard pour 2 milliards.

Les Américains avaient d’abord attaqué la Premier League anglaise en investissant des fortunes dans Arsenal ou Manchester United. En France, ils trouvent des clubs pas chers, avec un vrai savoir-faire en matière de formation. Et quand on leur explique le système d’achats et de transferts de joueurs, ces investisseurs comprennent vite les opportunités de profits à la clé. Plus d’un tiers des clubs de ligue 1 seraient encore à vendre. Avis aux amateurs. 

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