Le budget 2020 est actuellement en débat à l’Assemblée nationale… Le gouvernement assure avoir fait en sorte que les classes moyennes soient les gagnantes des baisses d’impôts. Pourtant tout n’est pas encore parfait. C’est un petit avertissement que lance la députée socialiste Valérie Rabault.

Le budget 2020 en débat à l'Assemblée nationale : les classes moyennes sont-elles gagnantes ?
Le budget 2020 en débat à l'Assemblée nationale : les classes moyennes sont-elles gagnantes ? © AFP / Jerome Leblois / Hans Lucas

L’année dernière déjà, plusieurs semaines avant que les "gilets jaunes" ne commencent à occuper les ronds-points, elle avait alerté sur la hausse de la fiscalité énergétique. 

L’élue du Tarn-et-Garonne est une ancienne banquière et rapporteure du budget pendant la précédente législature. Autant dire qu’elle sait compter. Elle voit aussi ce qui se passe dans son département rural. 

Le gouvernement promet une hausse de pouvoir d’achat

Et en moyenne, elle est réelle. Quelques exemples : pour une famille qui gagne 2600 euros par mois, c’est un gain annuel de 159 euros par an, pour un couple qui gagne 3500 euros par mois, c’est 585 euros par an, quand même. Mais derrière les moyennes, il y a aussi des familles qui ne gagneront rien. 

Tout simplement, parce qu’un foyer sur deux est non imposable. Donc la baisse de l’impôt sur le revenu ne change rien pour eux. Et 5 millions de foyers étaient déjà exonérés de taxe d’habitation avant la réforme Macron. Donc eux non plus n’auront pas de pouvoir d’achat en plus. 

S’ils ne paient déjà pas d’impôt, c’est difficile d’aller plus bas que zéro, me direz-vous. Alors, on y arrive quand même grâce à la prime d’activité, qui est un crédit d’impôt, donc un chèque que l’on vous fait. Mais tout le monde n’en profite pas. 

Dans le Lot-et-Garonne, un foyer sur cinq ne verra pas beaucoup d’effet sur son pouvoir d’achat. Le danger pour la députée, c’est que les ménages dans cette situation sont concentrés dans certaines zones rurales et  en outre-mer. Ces territoires vont donc souffrir. 

Et l'INSEE alertait déjà hier : la pauvreté augmente...

400 000 personnes de plus l’an dernier. Soit 9 millions trois au total. 14,7% de la population. Attention à ces oubliés, même s’il y a beaucoup de gagnants dans le budget. 

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