C'est une période à haut risque. Les arnaques se multiplient. En ce moment, ce sont les faux sms à propos de livraison de colis qui pullulent. Il y a aussi des arnaques financières.

Méfiez-vous des smishing. Explications
Méfiez-vous des smishing. Explications © Getty / Bongkarn Thanyakij / EyeEm

Un sms reçu par Sophie Fay : effectivement. Et le jour où  le colis que j'avais envoyé devait être livré, j’ai reçu un sms me signalant qu’il n’y avait pas le bon affranchissement. Il fallait cliquer sur un lien pour payer deux euros supplémentaires. Un numéro de colis, type Colissimo, était précisé.

C’était très vraisemblable, alors bêtement, j’ai cliqué. Une page aux couleurs de La Poste s’est ouverte sur mon téléphone, prête à recevoir mes coordonnées bancaires. Je me suis ravisée à temps. 

Mais l’arnaque était très plausible. Les spécialistes de la cyber sécurité appellent cela du “smishing”. C’est un mot-valise qui mélange sms et phishing - mot anglais qui signifie  hameçonnage. C’est comme cela qu’on appelle les tentatives frauduleuses pour récupérer un numéro de compte ou des données. 

Apparemment, vous n’êtes pas la seule à avoir reçu ce message

Pas du tout. La Poste lance une campagne d’information pour alerter les usagers contre ce smishing, ces faux sms, et contre les faux e-mails. Ils ne sont pas nouveaux, elle en avait déjà repéré l’an dernier à la même période. L’essor du commerce en ligne avant Noël ajouté au confinement rend la période particulièrement propice. 

Selon la société, Check Point, spécialisée dans la cybersécurité, ce type d’arnaques a été multiplié par deux depuis la mi-octobre. Pas seulement celle au colis ou celles par sms : un e-mail sur 800 est une tentative de phishing. On appâte aussi les acheteurs avec des fausses offres spéciales. C’est toujours le cas à l’approche du Black Friday. 

Alors souvenez-vous que La Poste ne demande jamais d’argent par SMS. Ses experts recommandent aussi de faire régulièrement les mises à jour d’Apple ou Android sur téléphone pour limiter les risques d’intrusion et de vols de données. 

Et ce n’est pas la seule arnaque que vous avez repérée hier ?

Non, c’était la journée ! Hier, l’AMF, le gendarme des marchés financiers, a mis en garde contre un dénommé Laurent Chenot, qui propose des formations à la finance en ligne, puis met en contact ses élèves avec des courtiers ou traders. Or une quarantaine d’épargnants n’ont pas revu leur argent. 

Il les a séduits, entre autres, en s’achetant une visibilité dans les médias. On voit ainsi des vidéos de lui sur BFM Business dans l’émission “l’hebdo des PME”, des articles sur le site du Figaro ou de La Tribune. Ce sont en réalité des interviews qu’il a payées. En jargon on appelle ça du brand content, c’est du contenu qui n’est pas validé par les journalistes, une forme de publicité. Alors en ce moment, méfiez- vous des fausses promesses. 

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.