Le magazine "Challenges" fait paraître cette semaine un palmarès des chefs cuisiniers, basé sur le nombre d’étoiles cumulées par les chefs mais aussi sur leur chiffre d’affaires et leur réputation sur Internet. Et c’est donc le très médiatique Thierry Marx qui sort du lot.

Chef en cuisine
Chef en cuisine © Getty / Mint Images

Les Français l’avaient découvert dans le jury de l’émission de télé Top Chef. Il n’a peut-être que deux Etoiles pour son restaurant Sur Mesure, à Paris. Mais on continue de le voir partout. Avec son compère Frédéric Anton, il s’occupe des restaurants de la Tour Eiffel. Toujours à Paris, il a ouvert trois boulangeries haut de gamme et un restaurant, le Marxito, en octobre. Il a aussi conclu des partenariats avec les champagnes Nicolas Feuillatte ou avec la filiale de Lagardère qui gère les commerces et la restauration dans les gares et les aéroports.

Thierry Marx, c’est 600 salariés et 60 millions d’euros de chiffre d’affaires. Un petit empire de la gastronomie.

Qu’est ce qui rend Thierry Marx si différent des autres chefs ?

C’est une personnalité hors normes avec des engagements sociaux forts.  Son premier cachet de Top Chef, il l’avait utilisé pour créer son école de cuisine gratuite pour les décrocheurs. Il ouvrira sa neuvième Cuisine mode d’emplois à Marcq en Baroeul, l’an prochain. Il file aussi un coup de main au Groupe SOS qui a relancé le Pavillon Elysée à Paris et y a installé son traiteur Té, qui emploie de nombreux salariés en insertion.

Thierry Marx se réfère aussi bien à l’autre Marx, Karl, qu’au milliardaire américain Warren Buffett. Et il aime rappeler son enfance modeste et heureuse, à Ménilmontant, et un peu moins heureuse dans la cité du Bois-L’Abbé, à Champigny-sur-Marne, dans les années 70. Deux choses l’ont amené là où il est : les Compagnons du Devoir et le judo.

Quels sont les projets de Thierry Marx ?

Il voudrait créer un fonds d’investissement éthique, qui redistribuerait plus justement les bénéfices. Et il voudrait le faire dès 2020.  Marx, le chef businessman est d’abord un idéaliste. 

L’un de ses patrons lui a dit un jour « Tu es un bon artisan, mais un mauvais manager. » Alors il est parti se former à Berkeley, en Californie. Et voilà ce qu’il a appris : « pour être un bon chef d’entreprise il faut trois cerveaux : un rêveur, un comptable, un Son of a bitch – le vendeur. » Lui, c’est le rêveur.

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