Elle s’appelle Withings, Elle emploie 200 personnes et son siège est à Issy les Moulineaux, en banlieue parisienne, bien loin de la Silicon Valley. C’est le champion français des objets connectés.

Withings au Consumer Electronics Show à Las Vegas
Withings au Consumer Electronics Show à Las Vegas © AFP / Robyn Beck

Il fabrique des pèse personnes, des traqueurs d’activité, des tensiomètres... qui collectent des données sur votre état de forme et les restituent dans une appli sur votre smartphone. Et cette semaine Withings lance mondialement sa nouvelle montre connectée multisport. Ça n’a l’air de rien, mais avec ce produit à 200 euros, elle concurrence frontalement le mastodonte Apple qui, la semaine dernière, a annoncé le lancement de sa propre montre connectée, l’Apple Watch, qui se veut le prolongement de son iPhone.   

C’est un vrai revival pour la marque française

Withings a une histoire mouvementée. Elle est fondée en 2008 par Eric Carreel, ingénieur et entrepreneur récidiviste. Elle est vendue à Nokia en 2016, pour 170 millions d’euros. Le groupe finlandais veut alors se développer dans l’univers de la santé connectée. Eric Carreel démissionne un an plus tard. Mais Nokia change d’avis : fini la santé connectée. Et au printemps dernier, il met l’activité en vente. Carreel rassemble ses économies et rachète l’entreprise pour moins de 30 millions, au nez de Google. Il fait plutôt une bonne affaire, même si Withings est un peu abîmée, elle perd de l’argent. Mais il se donne huit mois pour redresser la barre.  

Comment faire la différence avec le GAFA ?  

Eric Careel promet une nouvelle gamme de produits dans la santé connectée. Il se différencie aussi par les prix : sa montre est deux fois moins chère que celle d’Apple. Et surtout ses appareils sont moins invasifs que ceux des géants de la Tech. C’est fondamental pour la suite. Eric Carreel veut positionner Withings comme un acteur incontournable de la santé connectée. Ses appareils collectent des montagnes d’informations qui sont anonymisées, anlysées et permettent de lutter contre l’obésité ou les maladies cardio-vasculaire. A la différence des GAFA il promet de protéger nos données personnelles. On lui souhaite bonne chance !

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