Demain c’est vendredi, début du Black Friday, coup d’envoi de soldes monstres qui vont durer une semaine. On annonce des ventes records.

C’est devenu une tradition, chaque année, la fièvre acheteuse gagne les consommateurs français. Ils avaient flambé un milliard d'euros l’an dernier, ils devraient débourser 30% de plus cette année. On est très loin des 30 milliards de dollars dépensés par les consommateurs chinois, le 11 novembre dernier sur le site d’Alibaba pour la journée des célibataires, mais ce Black Friday fait tourner les têtes. 21 % des Français prévoient d’acheter durant cette semaine, notamment sur le site du géant américain Amazon qui, pour la première fois, ouvre une boutique éphémère, à Paris, dans le quartier des Halles. Les cartes de crédit vont chauffer.

Sauf que tout le monde n’est pas enchanté de ce Black Friday

A commencer par les marchands eux-mêmes, qui voient d’un très mauvais œil cette grande foire commerciale importée des Etats-Unis, par les site de e-commerce, il y a quelques années. Le Black Friday est une fête typiquement nord-américaine, qui a lieu juste après Thanksgiving, depuis les années 50. Et on parle de vendredi noir parce que ces promos géantes provoquent le chaos, dans les magasins, sur les routes et dans les entreprises, car les salariés prennent carrément leur journée pour faire leurs emplettes. Mais en France, elle tombe mal : c’est le début des achats de Noel, période faste, qui permet traditionnellement aux commerçants de reconstituer leurs marges. Alors ça râle sec. 

Une poignée de distributeurs a décidé de réagir

A commencer par le patron de Nature et Découvertes, Antoine Lemarchand. Il contre attaque en lancant le Fair Friday, le vendredi juste. Demain, il va éteindre les vitrines de ses magasins et son site Internet pour ne mettre en lumière que sa campagne en faveur de la protection des animaux. Il promet de reverser une part des achats de vendredi à quatre associations. D’autres initiatives se mettent en place : la Camif va fermer son site web et organise des conférences à son siège sur l’économie responsable. La Mairie de Paris soutient l’opération Green Friday : les entreprises participantes s’engagent à reverser 15% de leur chiffre d’affaires à des associations engagées pour une consommation responsable. Il y en aura pour tous les goûts. Mais les vrais rebelles ne dépenseront pas un centime.

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