Voilà une industrie que le confinement n’a pas affaiblie, au contraire ! Le e-sport, une niche économique qui fait saliver plein de monde.

L'e-sport, un enjeu pour les publicitaires ?
L'e-sport, un enjeu pour les publicitaires ? © Getty / adamkaz

L’e-sport, c’est le fait de relier en réseau des joueurs de jeu vidéo

Si on parle de “sport”, c’est parce que ce sont de véritables tournois en ligne qui se déroulent sous le regard de spectateurs connectés. C’est un drôle de phénomène qui s’inspire du sport traditionnel, avec des championnats, des récompenses, des sponsors. Il a été porté ces derniers mois par l’incroyable succès des jeux vidéo en ligne, qu’on peut acheter sans sortir de chez soi.    

Alors vous ne connaissez peut-être pas ces jeux, mais vos enfants et petits-enfants, si. Pendant les confinements, ils sont nombreux à avoir profité des parties d’”Animal Crossing” pour chatter avec leurs amis. Et la popularité du jeu “Among Us” a explosé sur Twitch, énorme plateforme de jeu vidéo qui appartient à Amazon.   

Le e-sport, promis à un bel avenir ?

Pour l’instant, c’est une "niche économique", comme l’explique le cabinet Xerfi dans une note récente. Les revenus mondiaux tirés de l’e-sport s’élèvent à 1 milliard d’euros, ce qui est important mais pas non plus extravagant. Et l’audience, proche de 400 millions de personnes, est dix fois inférieure à celle de la dernière Coupe du monde de foot. 

Mais les annonceurs publicitaires, les sponsors, les organisateurs d’événements, se bousculent au portillon. Youtube, Dailymotion et Facebook tentent de récupérer l’auditoire de Twitch. Et les récompenses atteignent des sommets : près de 25 millions d’euros ont été distribués en 2019 aux jeunes vainqueurs de la Coupe du monde du jeu “Fortnite”.   

Alexandre Malsh, entrepreneur de l’e-sport

C’était fin octobre, à la veille du second confinement. Je suis allée voir Alexandre Malsh, le start-upeur qui a lancé le site d’actu pour ados Melty quand il avait 20 ans. Il en a aujourd’hui 35 et vit à Biarritz, où il prépare le lancement, tenez-vous bien, d’une marque de vêtements haut de gamme pour champions d’e-sport ! Pour lui, c’est simple, je cite : "Un gamer de 15 ans a plus de chances aujourd’hui de séduire une fille, qu’un champion de surf". A condition d’avoir le look bien sûr… Alors il veut créer des t-shirts qui régulent la température du corps ou des manchons qui protègent les tendons des poignets, très sollicités quand on joue. Entre les deux confinements, Alexandre Malsh a réussi à lever 2,5 millions d’euros. Il prévoit de lancer sa marque, Fulllife, en 2021. Et ce, quelle que soit la situation sanitaire !

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