Les restaurants sont maintenant fermés depuis le 29 octobre. Et on se pose une question: les repas d’affaires, ces moments de convivialité où se négocient parfois des contrats importants, ont-ils définitivement disparu ?

Définitivement  non, même s’il n’est pas sûr qu’ils reprennent au même rythme qu’avant. Les entreprises prennent de nouvelles habitudes et certains dirigeants prévoient déjà des budgets voyage et restaurants en baisse à l’avenir. 

Et pourtant, même en temps de Covid, avec restaurants fermés, la pratique du déjeuner ou du dîner d’affaires n’a pas complètement disparu. Alors comment fait-on ? Vous vous doutez qu’on ne va pas à la cantine - même si, en ce moment, ce n’est pas si mal. 

L’option la plus simple, très utilisée dans les grands groupes, c’est le restaurant de direction. C’est un des services phares proposés par les groupes de restauration collective comme Sodexo et Elior même avant le Covid. Des chefs et leur maître d’hôtel bichonnent les PDG et leurs invités dans des salles à manger, qui redeviennent des salles de réunion après le repas. Cela fonctionne toujours, en espaçant un peu les couverts et parfois en séparant les convives avec du  plexiglas.  

Et si on veut faire plus discret ou se rencontrer en terrain neutre…

Un journaliste de L’Obs  Boris Manenti donne la réponse dans un article publié sur le site du journal. Il y a une solution: utiliser les restaurants des hôtels de luxe. Les décrets gouvernementaux prévoient en effet que « le room service des restaurants et bars d’hôtels » demeure autorisé. 

Selon son enquête, La Réserve, un palace parisien à deux pas des Champs-Elysées, pouvait ainsi servir, avant les vacances, une dizaine de tables par jour, chacune étant installée dans une chambre. Évidemment ce n’est pas donné: il faut compter entre 150 et 250 euros par personne. 

Autre option, le salon privé.  Au Plaza Athénée, le palace de l’avenue Montaigne, on peut y avoir accès à condition d’avoir réservé une chambre. 800 euros pour le premier prix. On peut ensuite recevoir jusqu’à 6 convives pour un repas signé Alain Ducasse. Il faut ajouter 250 euros par personne sans les boissons. 

A deux pas de l’Elysée, l’hôtel Bristol a lui aussi une offre gastronomique en suite. L’addition monte encore d’un cran. 

Et c’est une pratique uniquement parisienne ?  

Apparemment pas. Pas plus tard qu’hier j’ai reçu un communiqué du domaine Les Crayères, un hôtel de luxe Relais et Château près de Reims. Il propose à compter du 5 mars, la réservation d’une suite dinatoire, pour 400 euros la chambre, avec un supplément de 200 à 300 euros pour chaque repas. 

Pas sur qu’on y fasse des repas d’affaires toutefois car l’offre est proposée uniquement vendredi et samedi soir.

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