Mais pourquoi Donald Trump est-il si agressif ? Lui qui menace un jour de taxer les importations chinoises et le lendemain les européennes. L'explication, on l'a trouvé grâce à l'indice Big Mac ! Que dit-il, cet indice ?

Ce que l'indice du big mac dit du dollar
Ce que l'indice du big mac dit du dollar © Getty / Daniel Grizelj

L’indice Big Mac, c’est une idée des journalistes de l’hebdomadaire britannique The Economist qui voulaient comparer le coût de la vie d’un pays à l’autre et surtout voir comment sont évaluées les monnaies les unes par rapport aux autres. Ils ont cherché un produit universel, qui ait les même caractéristiques partout. Ils ont choisi le sandwich phare de McDo, présent dans 120 pays.  

Alors comment ça marche ? The Economist relève le prix du Big Mac deux fois par an, en janvier et juillet, dans 48 pays, ce qui permet de comparer, de voir si le taux de change est neutre ou au contraire si une devise permet d’acheter plus de Big Macs 

La Suisse et la Norvège se détachent du lot

Le Big Mac y est beaucoup plus cher qu’ailleurs. Leur monnaie est nettement surévaluée par rapport à toutes les autres devises. 

L’autre monnaie forte, c’est le dollar. Dès qu’on sort des Etats-Unis, le Big Mac est moins cher presque partout. La différence montre que le billet vert est surévalué de 20% par rapport à l’euro et de plus de 40% par rapport au yuan. Autant de pouvoir d’achat supplémentaire pour les touristes américains ! 

Mais ce qui plaît aux voyageurs agace Donald Trump ! 

Car cela renchérit les biens produits aux Etats-Unis. Pour lui, c’est une des raisons de l’énorme déficit commercial de son pays, 621 milliards de dollars en 2018. Ce qui explique qu’il soit si raide sur la taxe Gafa et qu’il essaie d’imposer des droits de douane à ses concurrents. Hier encore, il menaçait les voitures allemandes. 

Cette politique commerciale agressive, ces droits de douane imposés à l’acier chinois ou aux vins français, ne marche pas vraiment. Avec la Chine, le déficit commercial des Etats-Unis s’est réduit… Mais il a aussitôt explosé avec le Vietnam ( 33%) et avec le Mexique. Au final, les importations ne baissent pas. C’est le statu quo

Mais accuser la force du dollar face à l’euro ou au yuan, c’est aller un peu vite en besogne. Si le taux de change était le seul facteur de compétitivité, les exportations suisses seraient en chute libre et les exportations françaises seraient boostées. Or La France, elle aussi, a du mal à réduire son déficit. 

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