Qui n’a pas pesté parce que son train était en retard, juré qu’il demanderait le remboursement de son billet et puis laissé tomber parce qu’il n’avait pas envie de s’occuper de la paperasse ? Mais ça, c’est peut-être terminé…

La page d'accueil de l'application Trainline
La page d'accueil de l'application Trainline © AFP / BEN STANSALL

C’est la promesse d’une start up, Trainline, qui se relance après le confinement. Trainline, ex- Captain Train, vous permet d’acheter des billets de train en Europe avec une interface très pratique, beaucoup plus simple d’utilisation que celles (au pluriel) de la SNCF. Encore que celles-ci s’améliorent. 

Pour simplifier la vie de ses clients, Trainline lance demain une nouvelle fonctionnalité : Recup’Retard. Si votre train a du retard et que vous avez droit à une compensation, vous êtes automatiquement prévenu par l’appli. 

Vous n’aurez qu’à copier/coller le numéro de réservation dans le formulaire de demande de compensation, pour savoir à quoi vous avez droit et recevoir des codes de réduction, stockés dans votre appli, en vue du prochain achat.

Et ça, on ne peut pas le faire avec l’appli de la SNCF ? 

Et non. Pourtant c’est bien parce que la SNCF a simplifié ce qu’elle appelle la G30 que Trainline peut lancer cette fonction. La G30, c’est la “garantie 30 minutes”. La réglementation européenne dit que le voyageur d’un train qui a plus d’une heure de retard a droit à une compensation. La SNCF, généreuse, a réduit le délai à 30 minutes. 

Faire la demande de compensation sur le site de la SNCF n’est en réalité pas si compliqué (sauf peut-être pour les TER). Mais c’est vrai que la compagnie n’attire pas l’attention de ses clients sur cette garantie. Il n’y a pas de petites économies.

Et elle va s’y mettre ? 

Elle va d’abord regarder comment réagissent les utilisateurs de Trainline. Quand on a une informatique en silos et autant de clients que la SNCF, adapter ses services est un processus lourd et complexe. 

C’est d’ailleurs dans cette complexité que les start up, plus agiles, s’engouffrent pour piquer aux mastodontes leurs clients et leur marge… 

Prenez le classement des 10 start up françaises qui résistent le mieux à la crise, selon le réseau social LinkedIn. Les deux premières - Alan qui vend des complémentaire santé aux entreprises, et Swile, des chèques restaurants (ou plutôt une carte chèque restaurant) -  n’ont rien inventé : mais elles rendent agréable l’expérience utilisateur. La troisième start up de ce classement c’est Doctolib. On attend avec impatience qu’elle révolutionne la prise de rendez-vous et l’expérience patient pour les tests Covid en zone rouge. On n’y est pas encore.

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