Les start-up américaines des transports Uber et Lyft font le buzz à Wall Street

Ces deux célèbres applis de VTC se font la course pour tenter d’entrer le plus vite possible en Bourse, en début d’année prochaine si tout va bien. Or initialement, Lyft avait annoncé son intention de se coter au début de l’été 2019 et Uber à l’automne. Un tel changement de pied est suffisamment peu fréquent pour mettre en ébullition la planète finance.

Pourquoi cette accélération du calendrier ?

Les deux sociétés semblent redouter une dégradation de la situation économique américaine, ce qui les pousse à entrer au plus vite en Bourse, avant que la porte des introductions ne se ferme, comme à chaque ralentissement économique.

Les premiers gros nuages sont visibles : les actions des valeurs technologiques ont chuté de près de 25% ces dernières semaines et rien ne semble s’arranger en cette fin d’année sur les marchés. La Réserve Fédérale - la Banque centrale des Etats-Unis - se montre peu euphorique sur la conjoncture à venir. Et General Motors a annoncé plus de 10 000 suppressions d’emplois aux Etats-Unis. Or comme dit le dicton : ce qui est bon pour General Motors est bon pour l’Amérique. On peut donc en déduire que lorsque le constructeur ferme des usines, et c’est le cas, ce n’est pas rassurant. 

L’autre raison de l’accélération du calendrier est plus financière. La première appli à franchir les portes de la Bourse donnera le la, en matière de prix, de montants levés, d’état d’esprit des investisseurs. Ce qui aura pour conséquence de réduire la marge de manœuvre de la seconde société de mobilité qui tentera l’aventure boursière.

Les VTC vont-ils pour autant faire un tabac en Bourse ?

Personne ne le sait, mais les valorisations évoquées sont colossales. On parle d’une quinzaine de milliards de dollars pour Lyft, et surtout 120 milliards pour Uber : c’est plus que Facebook lors de son entrée en Bourse.

Ce montant peut sembler délirant alors qu’Uber a encore perdu plus d’un milliard au cours des trois derniers mois. Mais voilà, la jeune entreprise est promise à devenir une plateforme Internet de la mobilité de taille mondiale, où les services de VTC ne sont qu'une offre de déplacement parmi d'autres.

Or, les plateformes sont le Graal après lequel courent tous les entrepreneurs et les investisseurs. Elles sont en effet rares, attirent des centaines de millions de clients et offrent ainsi des perspectives financières immenses. 

Avec Amazon, Jeff Bezos a monté en deux décennies un géant mondial du commerce, des loisirs et bientôt de la finance. Mark Zuckerberg a bâti en moins de temps encore une plateforme sociale unique. Quant à Uber, il rêve d'absorber complètement l'économie du déplacement à l'échelle planétaire. Une telle perspective fait complètement tourner la tête de la communauté financière.

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