Sous l’effet de ce virus, les Bourses baissent, l’économie s’arrête, les usines ferment. On entend tous les jours dire que les Etats ou les banques vont injecter des centaines voire des milliers de milliards dans l’économie. Ca fait un peu peur… Pour comprendre revenons aux calculs de coin de table avec Xerfi Canal

Des piétons se reflètent dans une vitre derrière laquelle on voit les évolutions de la bourse à Tokyo
Des piétons se reflètent dans une vitre derrière laquelle on voit les évolutions de la bourse à Tokyo © AFP / Kazuhiro NOGI

C’est tétanisant. Pourtant, lorsqu'on regarde les ordres de grandeur, lorsqu’on essaie de penser simplement, rationnellement, on peut peut-être relativiser. 

Revenir aux chiffres, faire des raisonnements simples, avec du bon sens, c’est précisément ce que fait Olivier Passet, qui est économiste chez Xerfi. 

Je vous recommande de regarder sa dernière vidéo, très claire, sur le site Xerfi Canal ou sur la chaîne youtube du même nom

Xerfi Canal, c’est la revue audiovisuelle du cabinet d’études Xerfi. Il publie des recherches sectorielles très pointues, sur les défis de la filière emballage, le marché de l'alimentation végane, et j’en passe.

Pour comprendre les perspectives d’un secteur, encore faut-il  avoir une bonne vision de son environnement global, Xerfi a donc deux macro-économistes : Olivier Passet et Alexandre Mirlicourtois, qui font ces vidéos très pédagos. 

Qui les regardent, ces vidéos ? Les patrons de PME clients de Xerfi et beaucoup de profs d’économie et de gestion ainsi que leurs étudiants. Xerfi Canal, c’est une mine. 

Olivier Passet est plutôt rassurant dans sa dernière vidéo. Il ne minimise pas la gravité de la situation mais il raisonne, explique, relative. Si la période de confinement dure jusque fin avril, c’est-à-dire 45 jours, cela représente 12% de jours de travail perdus sur l’année, 12% d’activité en moins. Mais ça, c’est si toute l’économie s’arrête. 

Or la sphère non marchande - c’est-à-dire l’éducation, l’hôpital, la police - continue à fonctionner. On le voit tous les jours. Nous payons aussi nos loyers. L’agriculture, l’agro alimentaire, la finance, les télécoms, l’énergie, les transports ou la pharmacie, produisent aussi, même s’il y a des difficultés. C’est la moitié de l’économie qui tourne encore. 

En plus, pendant que nous sommes enfermés, nous épargnons. Ce sont des réserves qui pourront servir pour faire repartir l’économie dans quelques semaines. 

Verdict pour Olivier Passet : le choc pourrait être de “3 à 4% de baisse du PIB”, soit une croissance de -2 à -3%. Comme en 2009. Et donc pas insurmontable avec les mesures prises par le gouvernement, qu’il faudra peut-être un peu revoir à la hausse. Mais rappelons-le c’est une prévision à court terme. Si le confinement se limite à 45 jours… 

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