Ce matin les French Days commencent. Sans grand enthousiasme. La guerre des prix fait peur aux commerçants. Alors faut-il en profiter ?

Il faut toujours être méfiant quand on voit des promotions monstres. Il faut toujours se poser deux questions: est-ce une si bonne affaire ? Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Et surtout il ne faut pas se laisser éblouir par la promesse du -40%. ça dépend évidemment par rapport à quoi. 

Mais les French Days, cette année, c’est tout de même un peu particulier. 

  • D’abord, on pourrait dire qu’ils sont parrainés par le Président de la République en personne. Il a lancé hier les French Days de l’automobile, avec un coup de booster aux primes à la conversion pour les 200 000 premiers acheteurs. 
  • Ensuite, ils sont “French”, c’est-à-dire poussés par six enseignes françaises: La Redoute, Fnac Darty, Cdiscount, Boulanger, Rueducommerce et showroomprivé. On ne peut pas s’inquiéter des offensives d’Amazon et s’offusquer quand les commerçants français s’organisent. 

Mais la question reste : est-ce que ce n’est pas la mort du commerce de proximité, ces promotions en ligne ? 

On dirait que les six marques vous ont entendu ! Elles ont été très discrètes dans leur communication. Alors, coupes budgétaires, respect du petit commerce ou tout simplement flop de leur initiative ? Cette année, elles ont entraîné beaucoup moins de partenaires que l’an dernier. La guerre des prix fait peur. 

Surtout, il y a un fossé entre certaines enseignes, qui veulent solder maintenant pour déstocker, et les petits commerçant qui se battent pour repousser les soldes à la fin de l’été. 

Le Gouvernement pourrait couper la poire en deux et fixer la date des soldes mi-juillet. On devrait le savoir assez rapidement. 

Alors on achète en promo maintenant, ou pas, finalement ? 

Faites un peu des deux. Ce que vous économisez en ligne peut vous permettre de dépenser plus chez le commerçant de votre choix près de chez vous votre libraire, le marchand de chaussures qui vous permet encore d’essayer… 

Ou bien soutenez une association si vous le pouvez. Il y a un phénomène que les économistes savent bien, c’est que les plus pauvres paient souvent leurs biens ou leurs abonnements plus chers que la moyenne.  

Pour plusieurs raisons. Ils ont un moins bon accès à l’information, aux comparaisons, aux bons plans. Et souvent, ils n’ont pas le choix du moment où ils achètent: ils le font quand ils n’ont plus le choix. Alors pensons-y en cette période où les travailleurs précaires sont les premiers à avoir perdu du pouvoir d’achat. 

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