Le PSG et l’Olympique Lyonnais s’en sont bien sortis pour leur match aller en huitième de finale de ligue des champions et avant même le match retour, les deux clubs ont déjà touché le jackpot.

Les matchs retour se dérouleront les 6 et 13 mars prochain, mais ils font déjà saliver les argentiers des clubs de Paris et de Lyon. Et pour cause: à ce stade de la compétition, c’est plus de 20 millions d’euros qui rentrent dans les caisses à chaque tour supplémentaire. Il y a bien-sûr toute la billetterie, mais aussi les primes versées par l’UEFA. Et il y a surtout les droits de retransmission, que se partageaient Canal+ et BeIn sport. Ils ont quasiment doublé avec l’arrivée de RMC sports. Et les sommes reversées aux clubs ont donc été mécaniquement multipliées par deux. 

Deux modèles économiques très différents

A commencer par les budgets : plus de 540 millions d’euros pour le PSG contre 164 millions pour l’OL. On ne joue pas dans la même catégorie. Le club de la capitale, porté par le Qatar, mise sur la stratégie du chéquier, notamment pour s’acheter ses stars planétaires. Et ça se voit un peu trop: Paris s’est fait rattraper par la patrouille et reste sous surveillance de l’UEFA pour de potentielles entorses au fair-play financier après les 400 millions dépensés pour faire venir Neymar et Mbappé. A Lyon, c’est tout l’inverse. Le club fonctionne comme une grosse PME, très rentable. Il est propriétaire de son tout nouveau stade ultra moderne et ses dirigeants veillent au grain. Pour gagner, ils misent avant tout sur leur centre de formation d’où sortent des prodiges. On se souvient de Benzema ou Lacazette. La revente de ces joueurs, pour plusieurs dizaines de milliers d’euros, est la plus belle réussite du club.

Que pèsent les sponsors dans ce foot business ?

Ils pèsent de plus en plus dans les comptes. La semaine dernière, le PSG a annoncé l’arrivée d’Accor sur son maillot, pour une somme d’environ 50 millions d’euros, c’est deux fois plus que ce qu’investissait chaque année l’actuel sponsor Emirates. C’est plus difficile pour l’Olympique Lyonnais. Hyundai lui verse 10 millions, du coup ses joueurs s’affichent en Coupe d’Europe avec un autre maillot floqué du logo Veolia. Le club a du mal à exploiter pleinement son potentiel de sponsoring. C’était 30 millions l’an dernier. Il suffirait pourtant de peu de choses pour que le bilan s’améliore. Une victoire à Barcelone, par exemple, en match retour de la Ligue des Champions

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