Greenweez a été créée par un spécialiste des télécoms, Romain Roy, qui voulait démocratiser la distribution de produits bio avec un site de vente en ligne

Produits bio (image générique)
Produits bio (image générique) © Getty / Tom Werner

Une jeune pousse qui grandit et s’internationalise

Il y a dix ans, souvenez-vous, les magasins spécialisés étaient loin de couvrir tout le territoire. Et la Bio n’était pas très présente dans les hypermarchés. “La” parce que la Bio avec un grand B, c’est une philosophie, expliquent les puristes, tandis que “le” bio se dit d’un produit répondant à certaines normes. 

Pour vivre et vendre Bio, Romain Roy a quitté Paris pour s’installer au bord du lac d’Annecy et c’est là que Greenweez a décollé pour devenir le numéro un Français puis européen. Il vient d’acheter Sorgente Natura, en Italie, un an après avoir acquis Planeto Huerto, présent en Espagne et au Portugal. 

Greenweez ne se développe pas tout seul, derrière il y a Carrefour

Carrefour a effectivement racheté la société en 2016. Et cela a fait grincer des dents. Mais Romain Roy explique qu’il est plus facile de se développer avec un groupe du métier à son capital, qu’avec des fonds d’investissement obsédés par la seule rentabilité. 

Il a visiblement une bonne relation avec le patron de Carrefour, Alexandre Bompard, un autre quadra. Carrefour lui a donc donné les moyens de devenir européen tout en aidant un autre acteur, le groupe So Bio, qu’il a aussi racheté, à développer son réseau physique. 

Est-ce qu’on est vraiment dans la Bio, quand on envoie ses produits dans des emballages loin du zéro déchet et qu’on ne pense qu’à grossir ? 

Dix ans après sa création, Greenweez apporte une solution commode, avec du choix, à tous ceux qui n’ont pas de magasin bio en bas de chez eux et surtout, il peut encore grossir avant d’être obèse : le poids de la vente en ligne reste très faible dans l’alimentaire. 

L’enjeu numéro un pour le patron de Greenweez, c’est de continuer à développer la distribution spécialisée en Bio, en parallèle de celle des grandes enseignes, car elle est plus exigeante en terme d’origine des produits et de labellisation. Ses clients le sont aussi. 

Cela permet notamment d’aider de nouvelles marques vertueuses à prendre leur essor, comme Greenweez l’a fait pour les couches pour bébé Tidoo, les Tendances d’Emma, qui fait des disques lavables pour remplacer le coton démaquillant, ou Marilou bio, une nouvelle marque de cosmétiques.  

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