On a tendance à l'oublier mais la major du disque fait partie du groupe Vivendi, dont Bolloré est propriétaire. Si on n’en parle pas, c’est que tout va bien.

Vincent Bolloré est à la recherche d'un partenaire pour sa filiale Universal Music
Vincent Bolloré est à la recherche d'un partenaire pour sa filiale Universal Music © AFP / ERIC PIERMONT

Universal Music est le numéro un mondial de la musique, avec le plus vaste et le plus prestigieux catalogue d’artistes : les Beach Boys, Rolling Stones, Beatles, Johnny, Justin Bieber… le groupe est dirigé, depuis la Californie, par un anglais : Sir Lucian Grainge. Il a transformé le label en cash machine. 

Avant son arrivée, en 2011, le groupe agonisait, la faute au digital. Aujourd’hui il possède 40% du marché mondial, un chiffre d’affaires de 7 milliards et des marges à faire pâlir d’envie la concurrence. 

Vincent Bolloré veut à présent conforter ses positions en ouvrant le capital d’Universal Music à un partenaire

Et comme on pouvait s’y attendre avec l’homme d’affaires breton, la démarche a aussi un intérêt financier. Les analystes financiers ont sorti leur calculette pour tenter d’évaluer la valeur d’Universal Music. Elle se situe entre 30 et 60 milliards de dollars. C’est plus que la valorisation de sa maison mère Vivendi. En affichant la valeur de sa filiale, Vincent Bolloré ferait mécaniquement grimper celle de Vivendi, dont il possède près de 25%. Il avait un moment songé à mettre en bourse une partie du capital : trop compliqué, trop de contraintes… 

La solution de recourir à un ou plusieurs alliés stratégiques a été arrêtée en juillet

Quel pourrait être le profil type de ces nouveaux associés ? Universal Music domine le marché mondial en s’imposant dans une dizaine de pays : essentiellement les US, l’Europe et le Japon. Lucian Grainge a su prendre le virage du digital en s’alliant aux champions du streaming, comme Spotify. Il est quasiment absent d’Amérique du sud, il n’existe pas en Inde ou en Chine. Et c’est là que se trouvent les principaux gisements de croissance pour le streaming. Officiellement, les dirigeants de Vivendi se donnent du temps. Mais un nom revient régulièrement dans les discussions : Tencent, le géant chinois de l’Internet qui veut introduire en bourse sa filiale de streaming, l’équivalent chinois de Spotify. Valeur estimé 30 milliards, comme Vivendi. Ces deux là ont l’air fait pour s’entendre. 

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