Tout le monde parle de la future réforme des retraites. Cette promesse de campagne du candidat Macron a pour but, notamment d’aligner les 42 régimes actuels.

Quadragénaires fringants qui nous écoutez et nous lisez, vous avez, peut-être, vous aussi répondu, un jour, à l’appel d’un point retraite organisé par votre entreprise. Personnellement, j’étais à peine assise que le responsable de ma caisse de retraite m’assénait, en guise de présentation : « 1er mai 2025 ». Une date qui s’est logée dans un coin de mon cerveau, et avec laquelle je chemine depuis, mais qu’il va falloir que je remette à jour.  Parce que, en 2015, patronat et syndicats – trois d’entre d’eux pour être précis – ont signé un accord. Objectif ? 6 milliards d’euros d’économie à l’horizon 2020. Grâce, notamment, à la fusion de l’Arrco, à laquelle cotisent tous les salariés, et de l’Agirc, en charge des cotisations des 4 millions de cadres.  

Pourtant, pas question de toucher à l’âge légal de départ à 62 ans, à condition d’avoir tous ses trimestres, bien sûr

L’accord de 2015 introduit juste une petite subtilité, appelée bonus-malus, et ce pour tous les salariés nés après le 1er janvier 1957: vous pouvez continuer à partir à 62 ans mais en acceptant une baisse de 10% de votre retraite complémentaire pendant trois ans. C’est à partir de 63 ans désormais, que vous pourrez toucher, sans décote, votre retraite complémentaire. Ça c’est le côté malus. Côté bonus, si vous acceptez de partir à 64 ans, vous toucherez 10% de plus pendant un an. Ce sera 20% si vous partez à 65 ans, et 30% si vous partez à 66 ans.  Avec des cas d’exonération prévus pour les salariés handicapés ou les nouveaux retraités exonérés de CSG, par exemple. 

Mais ce n’est pas la seule conséquence de l’accord de 2015

Il prévoit aussi une hausse des cotisations, car qui dit fusion dit harmonisation des taux entre Argic et Arrco. Et l’harmonisation, on le sait, se fait toujours plutôt par le haut. Pour un salarié à 2 200 euros bruts par mois, les caisses estiment la hausse de part salariale à environ 2 euros mensuels. Ce sera plus pour un cadre: 19 euros par mois pour un salaire de 4 700 euros bruts.  Enfin, dernier point, les pensions ne seront plus indexées sur l’inflation mais sur l’évolution moyenne des salaires, ce qui est plutôt favorables aux retraités. Mais là encore il y a un bémol : les partenaires sociaux pourront minorer ce taux d’indexation, si l’équilibre financier du régime le nécessite. La mise en place de ces mesures va être étudiée de très près par le gouvernement pour son big bang des retraites qui doit intervenir d’ici 2025.

►►Pour en savoir plus, un simulateur est disponible sur le site de l’Agirc-Arrco.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.