Le mot de l’année politique en 2014 sera « retour ».

nicolas sarkozy ne serait pas renvoyé en correctionnelle dans l’affaire bettencourt
nicolas sarkozy ne serait pas renvoyé en correctionnelle dans l’affaire bettencourt © reuters

En 2014, il y aura du retour en pagaille. D’ailleurs, cela a déjà commencé avecNicolas Sarkozy. On se demandait s’il avait envie de revenir, 2013 a livré la réponse : c’est oui. Le retour de l’ancien président est désormais une véritable saga à suspense. Les questions sont « quand ? » et « comment ? ». Et puis s’il ne sera pas empêché par des affaires judiciaires. L’histoire est d’autant plus haletante que Nicolas Sarkozy orchestre très bien la communication autour de son avenir politique. Il raconte que c’est sa destinée. Une fatalité, même.

Mais il ne sera pas tout seul.

À droite, la guerre entre Jean-François Copé et François Fillon compromet leurs chances d’être candidats à la présidentielle. Alors, si Alain Juppé triomphe à Bordeaux aux municipales de mars, la question de son retour va se poser. Elle a commencé à pointer le bout de son nez en 2013. Parce que « le meilleur d’entre eux », comme disait Jacques Chirac, est populaire et qu’il ne croit pas au retour de Nicolas Sarkozy.

Et puis, au centre, il y en a un qu’il faudra surveiller de près : c’estFrançois Bayrou . Lui qui n’est même plus député va tenter sa chance à Pau en mars, et donc jouer son grand retour par la case municipale pour avoir une chance d’être présent en 2017.

Des retours à gauche aussi. Et un retour surtout : celui de Martine Aubry . Comme Alain Juppé, elle peut s’offrir un beau succès aux municipales. Si elle l’emporte, si elle reste populaire, si François Hollande met leur inimitié de côté pour se refaire une santé à gauche, elle peut revenir dans la course à Matignon. Ceci dit, cela fait beaucoup de « si ».

Et puis, la question de l’avenir de Bertrand Delanoë se pose. Le maire de Paris a passé le flambeau à Anne Hidalgo. Mais il va vouloir rebondir. Peut-être au gouvernement à la faveur d’un remaniement.

Il faudra compter avec Ségolène Royal aussi. Interrogée sur son ambition présidentielle, voilà ce qu’elle répondait sur BFM TV le 17 décembre :

Mais les tentatives de come back se soldent rarement par des succès.

Voyez Lionel Jospin par exemple. Il avait annoncé son retrait de la vie politique en 2002 après sa défaite au 1er tour de la présidentielle. En 2006, il a tenté de revenir. Mais d’autres ambitieux avaient pris la place. Il était le passé, ce n’était pas jouable.

Des exemples comme cela il y en a beaucoup.

En voilà un cocasse : souvenez-vous, en 2007, Michel Rocard avait demandé à Ségolène Royal peut avant l’élection présidentielle de lui laisser la place de candidat. Voilà un retour qui n’aurait pas manqué de sel.

À gauche, le raté le plus spectaculaire est celui deDominique Strauss-Kahn . Ce n’est pas sa retraite, mais le FMI, qu’il était prêt à abandonner pour être candidat à la présidentielle. Chacun connaît la suite. Un retour est par définition la suite d’un retrait. C’est rarement bon signe.

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