Emmanuel Macron se rend aujourd’hui à Stains, en Seine-Saint-Denis et le thème du jour, c’est l’inauguration de "L'Industreet", un nouveau campus de 11.000 m2, dont l'objectif est de former des jeunes de 18 à 25 ans - avec ou sans qualification - à des métiers industriels.

Emmanuel Macron, président de la République
Emmanuel Macron, président de la République © AFP / Thomas COEX / AFP / POOL

Ce déplacement, il s’inscrit dans le cadre de l’agenda "égalité des chances" de l’exécutif, et il participe du plan "1 jeune/1 solution", qui a été lancé en juillet dernier.

Cette plateforme, elle propose déjà 100 000 offres d'emploi sur son site internet ; elle mettra en ligne ce matin des propositions de stage ; et elle sera étoffée, en avril, d’un "simulateur", qui permettra aux jeunes de connaître précisément les aides auxquelles ils sont éligibles en ces temps de Covid. Bref, ce doit être un véritable outil clé en main pour une classe d’âge fortement touchée par la crise, et qui constitue pourtant la force vive de demain. Celle qui sera indispensable pour reconstruire le pays.

Quelle est la volonté politique derrière cette visite de terrain ?

L’enjeu, pour Emmanuel Macron, c’est d’abord et avant tout de prouver qu’il n’oublie pas la fameuse jambe gauche de son programme. 

Que les lecteurs de Libération ont beau le renvoyer dos-à-dos avec Marine Le Pen, comme le quotidien l’a retranscrit à sa Une et dans ses pages ce week-end, eh bien lui, il ne se considère ni comme un président de droite, ni comme une passerelle pour l’extrême-droite. Il estime qu’il a un bilan social à défendre, et qu’il n’a pas à en rougir. Le problème, c’est que, en politique, quand il n’y a plus personne d’autre que soi-même pour vanter son action, c’est souvent qu’on a raté quelque chose quelque part

Et donc ces déplacements visent à rectifier le tir ? 

Et pas tout à fait… Parce qu’en Seine-Saint-Denis, comme ailleurs dans les banlieues franciliennes, que ce soit l’Essonne ou les Yvelines, on en a un petit peu marre de voir défiler des politiques à longueur de journée. Rien que depuis le début du quinquennat, les visites gouvernementales dans la région se comptent en centaines ! 

Et à chaque fois c’était soit pour pointer les carences d’un territoire - le séparatisme aux Mureaux ; la pauvreté à Grigny - ; soit pour s’acheter une bonne conscience. Et faire ce que l’on pourrait appeler du "gauche washing". Une sorte de concept marketing importé des États-Unis et qui vise à se donner une image pas toujours en adéquation avec la réalité… Or je peux d’ores et déjà vous dire une chose : c’est que ce procédé se passe généralement assez mal…
 

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