Je voudrais m’étendre, un peu, sur le cas de cette blonde incendiaire venue de Lorraine qui met le feu à droite !

Nadine Morano, c’est un sujet extrêmement intéressant. Si, si ! Les propos qu’elle a prononcés et répétés, à savoir que, je la cite, « la France est un pays de race blanche », sont à la fois faux et ignobles bien sûr, mais ils sont aussi extrêmement intéressants car révélateurs. Ils nous permettent de répondre, enfin, à cette question cruciale, que beaucoup se posent depuis tant d’années : « De quoi Nadine Morano est-elle le nom ? » Stop ! Non, Daniel, pas un mot, gardez vos commentaires s’il vous plaît…

Répondez : de quoi, selon vous, Nadine Morano est-elle le nom ? Hé bien, Nadine Morano, c’est le monstre du docteur Frankenstein. L’image n’est pas de moi. Elle émane de l’entourage d’Alain Juppé et elle est assez bien trouvée. Alors attention, non, bien sûr, elle ne ressemble en rien physiquement à Boris Karloff, l’acteur qui interprétait le monstre en question dans le film des années 30.

En revanche, comme la créature inventée par le docteur Frankenstein, Nadine Morano échappe à son créateur. En l’occurrence, à Nicolas Sarkozy. Depuis une douzaine d’années, Sarkozy a une ambition, un grand projet : inventer ce qu’il appelle « la droite décomplexée ».

Une droite sans tabous, ni limites. Une droite qui ose dire haut et fort, sur les étrangers ou l’insécurité par exemple, ce que votre beau-frère se contentait jusque là de balancer le dimanche en bout de table lors des fins de banquets arrosés. Hé bien voilà, Nadine Morano, c’est l’aboutissement de cette stratégie. Le produit fini de cette entreprise idéologique, Morano, c’est le sarkozysme sans surmoi !

Elle dit qu’elle « dézinguera l’ancien Président s’il veut se représenter », cette violence verbale, c’est inédit.

Carrément, le dézinguer ! Et pourquoi pas l’éparpiller façon puzzle tant qu’elle y est ! ça, c’est le deuxième enseignement important. Morano se rebelle et elle refuse de rentrer dans le rang.

Rue de Vaugirard, au siège du parti, beaucoup font remarquer, en off bien sûr, que si Morano ose ainsi défier son « Nico », c’est qu’elle n’y croit plus. Et elle n’est pas la seule... Henri Guaino cache mal son spleen, Rachida Dati a pris ses distances. Et la prochaine crise est programmée pour bientôt avec cette satanée, NKM, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui passe son temps à casser du sucre sur le dos d‘un Chef qui ne la supporte plus. Bref, ils sont nombreux ces ex-fans de « Sarko » qui considèrent que leur messie d’hier n’a plus le feu sacré et qui veulent le défier à la primaire. C’est le cas de Nadine Morano.

Vivement le débat télé avec son ex « Nico » !

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