Etienne Gernelle a eu un frisson dans le dos hier, en écoutant le sociologue Geoffroy de Lagasnerie sur notre antenne, au micro de Léa Salamé et Nicolas Demorand.

Etienne Gernelle a eu un frisson dans le dos hier, en écoutant le sociologue Geoffroy de Lagasnerie sur notre antenne
Etienne Gernelle a eu un frisson dans le dos hier, en écoutant le sociologue Geoffroy de Lagasnerie sur notre antenne © Getty / SEAN GLADWELL

Voici ce qu’il a dit : 

J'assume totalement le fait qu'il faut reproduire un certain nombre de censures en vérité dans l'espace public pour rétablir un espace où les opinions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes.

Inouï. On connaissait le fameux « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », signé Saint-Just.  C’était la période de la terreur.

En version moderne, cela s’appelle le totalitarisme. Il n’y a pas d’autre mot. C’est ahurissant, mais bon, cela vient des marges, c’est un militant d’extrême gauche. Il se trouve que ces pulsions de censure grandissent sur un terreau fertile…

Le terreau  de la "cancel culture", venue des Etats Unis

C'est-à-dire l'annulation de conférences, par exemple François Hollande, Sylviane Agacinski ou Alain Finkielkraut, par des militants qui ne supportent pas les opinions divergentes. 

D’autres en veulent à des chaines d’info - disons le, C News - parce qu’elles ne penchent pas du bon côté, comme si l’existence même de gens qui ne pensent pas comme eux était un problème. Et en appellent à la notre petite commission de censure au nom du Bien, le CSA, histoire de substituer l’argument d’autorité à l’argument tout court. 

Quel recul ! Que les apprentis dictateurs comme Lagasnerie lisent ce magnifique livre qui sort aujourd’hui : Charlie Hebdo, 50 ans de liberté d’expression. Un ouvrage qui donne toutes les réponses.

La suite à écouter...

L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.