Le mercredi c’est le jour préféré des enfants, parce qu’ils n’ont au pire pas cours l’après-midi et au mieux pas cours du tout. Mais pour le gouvernement c’est tout-le-contraire.

Par Arthur Berdah.

Le mercredi c’est le jour où les ministres, qui sont un peu comme des élèves, sont convoqués par leur directeur et leur prof principal - le président de la République et le premier ministre - et où ils doivent présenter leur exposé au tableau. Alors réunis à 10h00 pétantes autour de la table du somptueux «Salon des Ambassadeurs» de l’Élysée, les ministres doivent éteindre leur téléphone et les laisser dans leur casier -  comme à l’école - et ils doivent présenter les projets de loi qui sont aboutis ou sont encore en cours de préparation par le gouvernement. Et gare aux erreurs ou aux imprécisions, parce que ça ne pardonne pas !

Les sujets sont légion en ce moment, surtout depuis les débordements survenus en marge des manifestations d’hier. Mais pourtant, ce matin, il n’y aura pas de Conseil des ministres ! Il n’y en aura même pas de toute la semaine, tout simplement parce que ni Emmanuel Macron ni Édouard Philippe ne sont à Paris cette semaine. Le premier a entamé hier une tournée au bout du monde, dans le Pacifique, et plus précisément en Australie et en Nouvelle-Calédonie. Et le second a quant à lui décidé de délocaliser Matignon hors de la capitale cette semaine, et il a invité une poignée de ministres à peine à le suivre dans le Cher pour les trois prochains jours. Résultat : le Conseil des ministres a été annulé cette semaine, et il reprendra la semaine prochaine.

Emmanuel Macron s’est vanté sur France 2, en décembre, de faire les Conseils des ministres « les plus longs et les plus collégiaux de la Vème République ». En effet, depuis qu’Emmanuel Macron a réinstauré une « partie D » appelée « Échanges », en plus des très officielles parties « A », « B » et « C », le Conseil des ministres dure bien souvent plus de trois heures ! Et si vous ajoutez à cela le debrief du porte-parole du gouvernement, l’événement occupe vite 4 à 5 heures sur la journée… Donc pour les journalistes politiques, cet après-midi ça sera un peu comme si il n'y avait pas cours… 

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