François Bayrou est sorti du silence ce week-end lors de l’université de rentrée du Modem

Avec Renaud Dély

On l’avait perdu de vue. Il faut dire que François Bayrou a un peu déprimé. Il a mis un peu de temps à se remettre. Pensez donc : 22 ans d’opposition, loin des gouvernements de droite comme de gauche, 3 candidatures présidentielles, un ralliement décisif à Emmanuel Macron et hop, à peine ministre pendant cinq semaines et il s’est retrouvé dehors ! De retour dans le désert. Il y avait de quoi broyer du noir. Mais je vous rassure, il va vraiment mieux.

Il a retrouvé sa liberté de ton

Il s’est mis de nouveau à rencontrer la presse et il n’hésite plus à glisser quelques commentaires vachards sur Macron. Alors attention, officiellement Bayrou est un soutien loyal du pouvoir. Il le dit et l’a encore répété ce week-end : non, rien de rien, il ne regrette rien ! « Pas une seconde » a-t-il insisté, il n’a regretté d’avoir soutenu Macron lors de la présidentielle. Il veut donc « aider » le Président, mais attention, je cite, il veut l’aider à « définir le nouveau modèle français ». Façon de dire que Macron ne sait pas complètement où il va…

Bayrou n’a pas supporté la baisse des APL et il ne digère pas mieux la hausse de la CSG et la suppression de l’ISF.

Bayrou, c’est le Jiminy Cricket de Macron

C'est en quelque sorte sa mauvaise conscience. Exonérer « l'argent du luxe et de la facilité, ce n'est pas ce que nous avions porté », lui a-t-il rappelé.

Certains accolent à Macron l’étiquette de « président des riches ». Bayrou, lui, il y a tout juste un an, il voyait en Macron le « candidat des forces de l’argent ». Voilà, en politique, il ne faut jamais avoir raison trop tôt…

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