Il en est qui ont l’Europe tiède, voire mesquine, en tout cas intermittente. Ce n’était pas le cas de Valéry Giscard d’Estaing qui l’avait dans les tripes. Ce qui signifie quelque chose pour ce cérébral dont on a beaucoup vanté l’intelligence, oubliant cette conviction viscérale.

En 2017, il se confiait au Point, et fulminait encore, du haut de son grand âge, contre ceux qui faisaient porter le chapeau de tous les problèmes à l’Europe : « Quelle injustice, quelle ingratitude, c’est notre dernier grand rêve », disait-il.

L’Europe, il l’a servie du long de sa carrière : la création, comme ministre des finances du serpent monétaire européen, nécessaire après l’effondrement du système de Bretton Woods, et qui fut l’une des fondations surs lesquelles l’euro, a été bâti. 

Puis comme président la création du Conseil européen, et l’intégration de la Grèce « On ne ferme pas la porte à Platon », disait-il

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