par Marcelo Wesfreid

Jean-Luc Bennahmias, candidat à la primaire de la gauche
Jean-Luc Bennahmias, candidat à la primaire de la gauche © AFP / Joel Saget

On parle beaucoup des quatre principaux candidats à la primaire de la gauche. Mais il y a aussi des petits candidats ! Focus sur l'un d'entre eux : Jean-Luc Bennahmias.

Vous ne le connaissez sans doute pas. Jean-Luc Bennahmias. A moins que vous n'ayez pas pris de vacances. Parce qu'il a été l'invité d'absolument toutes les matinales de radio. Eh pour cause. Les médias se sont précipités sur le seul politique qui était dispo pendant les fêtes. Même un 24 décembre. Le matin, à France Inter.

Il est lucide, Bennahmias. Il sait qu'il ne va pas gagner. Mais cette primaire ça lui offre une tribune inespérée... Sur la légalisation du cannabis. Pour une Europe plus forte. Pour un revenu universel. Il veut que tous les démocrates se rassemblent, de Jean-Luc Mélenchon à Nathalie Kosciusko-Morizet

Dans son programme, j'ai aussi trouvé cette étrange mesure. Il est pour une limitation de l'âge des candidats aux grandes élections à 66 ans...

Pourquoi 66 ans ?

Eh bien, je n'en sais rien. Il faudra lui demander. Lui, il a 62 ans. Et une longue carrière. Pas banale... Il a été journaliste à Télé7 jours, à l'événement du Jeudi. Il a dirigé les Verts. Puis, il est parti chez Bayrou. Enfin, il a claqué la porte du Modem et il a fondé le Front démocrate.

C'est à ce titre, d'ailleurs, qu'il est dans la primaire. Il représente, on va dire, un parti allié du PS. Plutôt un mini mini-parti... Sans moyens. Un exemple : Bennahmias n'a pas de QG de campagne. Il loge chez un membre de sa famille, quand il va à Paris pour faire une émission politique. Le reste du temps, il vit à Marseille.

Alors, pour se faire remarquer, il lui reste le buzz. Il a sorti un livre dont le titre est : « Un président devrait dire ça »... Un clin d’œil au fameux bouquin de confidences de François Hollande. Un président ne devrait pas dire ca.

Son heure de gloire, ça va donc être la participation aux trois débats télévisés de la primaire ?

C'est l'occasion de percer. Un peu comme Jean-Frédéric Poisson dans les débats de la droite.

Pour s'entraîner, il a rendez-vous cet après-midi avec un metteur en scène. Son problème, à Bennahmias, c'est qu'il a un débit de mitraillette. Il met quinze idées dans une phrase. Il faut se discipliner. Les candidats n'ont que 17 minutes de temps de parole, en tout, pour espérer être pris au sérieux.

A ce propos: quand je l'ai eu au téléphone, hier, il m'a demandé : « Vous direz à Charline Vanhoenacker, l'humoriste à France inter, d'arrêter cette blague où elle dit que payer un euro à la primaire pour éliminer Jean-Luc Bennahmias, c'est encore trop cher. ». Voilà, M. le candidat, le message est passé.

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