Les Européennes sont à peine achevées et déjà la bataille des municipales est engagée… Mais les mairies ne seraient pas les seules cibles en ligne de mire ?

Hôtel de ville (Mairie) de Paris
Hôtel de ville (Mairie) de Paris © AFP / BARRERE JEAN-MARC / HEMIS.FR / HEMIS.FR / HEMIS

Les élections municipales qui auront lieu en 2020, vraisemblablement en mars,  sont bien synonymes de conquête ou de conservation de fauteuils de maires. Le dernier scrutin, qui remonte à mars 2014, avait vu fondre les positions du Parti Socialiste ainsi qu’une revanche de la droite classique et un enracinement du Front national. Alors, oui, les municipales de 2020 voient déjà la mise en ordre de bataille de tous ces partis auxquels se greffe La République En Marche. Le parti du président qui n’a évidemment pas pu concourir il y a cinq ans. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, les sièges de maires ne sont pas le seul objectif… 

Pourtant, les tractations entre La République en Marche et des maires de droite ou socialistes, toute cette agitation politique a bien pour origine les listes aux municipales ?

Bien sûr. On voit combien tout est compliqué, même entre partis de la majorité comme LREM et le Modem sur Bordeaux, par exemple, et a fortiori entre adversaires comme LREM et le PS, les Ecolos ou les Républicains. Et je ne parle même pas du Rassemblement national. Et pourtant, les appareils partisans ne cessent de parlementer. Pourquoi LREM par exemple n’a toujours pas désigné de candidat ou de candidate dans des villes comme Rennes ou Nantes tenues par le PS ? Alors que les impétrants ne manquent pas… C’est que l’enjeu n’est pas le fauteuil de maire, qui peut parfois s’avérer difficile à conquérir, mais le nombre de conseillers municipaux. Les deals qui se négocient actuellement dans de nombreuses municipalités c’est l’abandon d’une liste autonome contre un nombre important de conseillers. 

L’intérêt, c’est l’autre élection qui aura lieu également en 2020, celle d’un tiers des sénateurs

Or, le corps électoral des sénateurs, ce sont des « grands électeurs » composés à 95% … de délégués de conseils municipaux. Quand Gérard Larcher le président LR du Sénat dit vouloir sauver la droite en se lançant dans un tour de France jusqu’à la rentrée, c’est aussi et surtout pour sauver des conseillers municipaux et, avec eux, le seul lieu de pouvoir qui reste aux Républicains, le Sénat. Quant à LREM, aux manettes à l’Elysée et à l’Assemblée nationale, il ne lui manque plus que les villes mais aussi le Sénat pour s’enraciner dans l’espace et dans le temps…

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