D'après Arthur Berdah, journaliste au Figaro, l’exécutif est face à une « mission impossible »… Celle qui consiste à jongler entre les milliards du plan de relance et les mesures du quotidien !

Pendant que nous étions tous en train de réveillonner la semaine dernière, il y a quelqu’un à l’Élysée, qui compilait avec Emmanuel Macron les 7 bonnes nouvelles de la France version 2020-2021. Ces 7 bonnes nouvelles - c’est vous dire comme elles sont nombreuses ! - le président de la République les a lui-même publiées sur son compte Twitter. 

Et en voici quelques-unes : elles vont de la généralisation du reste à charge 0 pour une partie des soins optiques, auditifs et dentaires ; jusqu’à l’interdiction des pailles en plastique ou des publicités papiers sur les voitures… Le tout en passant par la réforme des APL, désormais calculées en temps réel, ou la poursuite de la disparition progressive de la taxe d’habitation… 

Bref, vous aurez remarqué qu’il s’agit uniquement de mesures très concrètes, qui vont s’appliquer directement à la vie de tous les jours des Français.

Le rapport avec le plan de relance ? Aucun ! Le « quoiqu’il en coûte », dont Emmanuel Macron a encore parlé lors de ses vœux, ça fait certes un joli slogan… Mais ça ne permet pas de gagner ni une élection, ni des électeurs. Et ça, croyez-moi, tout le monde l’a parfaitement compris au sommet de l’État. 

Il suffit d’ailleurs de regarder la grogne qui monte dans à peu près tous les secteurs pour en avoir le cœur net… Et c’est pour ça, donc, que vous n’entendez plus parler des milliards d’euros qui ont été mis sur la table pour les restaurateurs, par exemple, mais plutôt du nombre de restaurants qui ont pu être sauvés. L’idée, c’est évidemment de rendre intelligible et perceptible ce qui est on ne peut plus abstrait aujourd’hui.

Comment est-ce que cela va-t-il se traduire dans les douze prochains mois ?

Demain, par exemple, Emmanuel Macron se rendra à Tours, en Indre-et-Loire, pour un déplacement sur le thème des pensions alimentaires. Ce sujet, il avait été particulièrement évoqué au moment du grand débat national, notamment par les familles monoparentales. 

Résultat, il a donné lieu à une réforme, qui va permettre à la CAF prendre le relais des versements en cas d’impayés. 

C’est sur ce genre d’avancées qu’Emmanuel Macron compte insister jusqu’en 2022. Et c’est là-dessus qu’il espère capitaliser. Plus, en tout cas, que sur sa gestion de la crise sanitaire qui, après le fiasco des masques et le désastre des tests, est en train de virer à la catastrophe en matière de vaccins… 

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