Tous les politiques sont pour l’égalité des sexes, quand ils sont à la tribune ; mais les mentalités peinent à évoluer. Cela dit, ça pourrait changer…

Par Marcelo Wesfreid.

Cette semaine, on a vu la force des symboles. On a fait entrer au Panthéon une femme, Simone Veil. C’est la cinquième femme de l’histoire à rentrer dans ce temple des « grands hommes », c’est ce qui écrit sur le fronton du panthéon. Les symboles, c’est utile, on ne va pas dire le contraire, mais on en a un peu soupé. Mixité au gouvernement, ministère de l’égalité hommes femmes : à un moment, il faut des actes concrets, pas que des mots. 

Justement, ce mois-ci, il s’est passé un petit événement en Conseil des ministres. Macron a poussé une gueulante. A chaque séance, il y a une partie du conseil des ministres qui est consacrée aux nominations. Dans l’armée, les ambassadeurs, les recteurs. Or, la plupart du temps, ce sont des candidats masculins qui sont proposés. Alors, le président a menacé de bloquer, à l’avenir, toutes les nominations si les ministres – dont la moitié sont des femmes - continuaient à ne proposer que des hommes.

Il y a une mesure qui peut avoir un effet peut être plus important que tous les sermons, c’est une mesure passée totalement inaperçue, qui se trouve dans le projet de loi sur la formation et l’apprentissage de Muriel Pénicaud, qui a été voté à l’Assemblée et qui arrive maintenant au Sénat. C’est un indicateur de différence de rémunérations dans les entreprises de plus 50 salariés. 

Les entreprises auront l’obligation de publier les différences de salaire à poste égal. Et de mettre en place un plan de rattrapage sur trois ans avec une enveloppe financière. Sinon, la sanction pourra aller jusqu’à 1% de la masse salariale. Il y a du chemin à faire puisqu’à poste équivalent et à âge équivalent, les Femmes touchent en France 9% de moins que les Hommes. Et l’écart de rémunération est même de 25% si on regarde, globalement.

La classe politique, elle, se féminise un peu... à l’Assemblée. On a battu un record, aux dernières élections, avec 39% de femmes. Mais si on regarde les postes clés, on est en loin. Le président de l’assemblée est un homme, les présidents de groupe sont quasiment tous des hommes. Il y a Christian, Richard, Jean-Luc, Stéphane, Franck, Marc, André, et…. Valérie ! Et je ne parle pas des chefs de parti : Laurent, Benoît, Jean-Luc, Olivier, etc. Et l’exception qui confirme la règle : Marine le Pen. Allez, encore un petit effort !

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