Le président du petit mouvement Debout la France a collé un vent à la patronne du Rassemblement national.

Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen le 29 avril 2017
Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen le 29 avril 2017 © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

Par Renaud Dély.

Nicolas Dupont-Aignan a donc rejeté la proposition d’alliance que Marine Le Pen lui avait faite très officiellement pour le scrutin européen de juin prochain. Il l’a même tournée en ridicule puisqu’elle avait cru bon lui écrire une lettre ouverte « alors que nos deux bureaux sont côte à côte à l’Assemblée ». 

Ce n’est pas vraiment un tremblement de terre politique, mais c’est un refus très significatif des difficultés de Marine Le Pen

Dupont-Aignan l’avait pourtant soutenu au deuxième tour de la présidentielle. Il avait obtenu 4,7 % des voix au premier tour, juste en dessous des 5 % qui ouvrent droit au remboursement des frais de campagne par l’Etat. Pas de bol. 

Ensuite, il avait rejoint Marine Le Pen qui avait promis d’en faire son premier ministre. Re-pas de bol avec le naufrage de la candidate d’extrême  droite lors du débat télévisé. Depuis, Nicolas Dupont-Aignan regrette ce ralliement qui avait désarçonné nombre de ses soutiens et il en a payé le prix fort en terme d’image.

Malgré la fameuse « dédiabolisation », Marine Le Pen pourrait avoir du mal à trouver des alliés pour les européennes

C’est même un épouvantail à alliances. On voit bien qu’en ce moment, ça flirte un peu partout au sein de la fameuse droite dite « hors les murs ». Les souverainistes de tous poils s’agitent, sa nièce s’est débarrassée du nom de Le Pen pour inventer une sorte de « maréchalisme » qui vise à rassembler les éléments épars de la droite de la droite. Et la seule qui fait banquette finalement, c’est « Tata Marine». Avec un gros risque d’échec quand on se souvient que lors des dernières européennes, en 2014, le FN était arrivé largement en tête avec 25% des voix.

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