Le gouvernement multiplie les gestes en faveur des femmes. Hier, c’était le lancement du Grenelle contre les violences conjugales. L’Elysée et Matignon s’intéressent tant que ça aux femmes ? En tout cas, Edouard Philippe et Emmanuel Macron en ont tout l’air…

Le président de la République Emmanuel Macron
Le président de la République Emmanuel Macron © AFP / Lionel Bonaventure

Outre le Grenelle, il y a la réforme des retraites qui prévoit une majoration dès le premier enfant et qui, en plus, devrait supprimer les inégalités supportées par les carrières dites hachées dont les femmes sont les principales victimes. Après les gilets jaunes, le gouvernement décidait aussi, en faveur des mères célibataires de mettre en place un fonds de garantie des pensions alimentaires. Et même lors du G7, Emmanuel Macron mettait sur la table un « partenariat de Biarritz » destiné à éliminer les discriminations sexuelles dans le monde. Et je ne parle pas de la PMA pour toutes qui autoriserait la procréation médicalement assistée, aux femmes seules et aux couples lesbiens… 

Les oppositions effectivement n’ont pas manqué de monter au créneau. Les uns estiment qu’il faudrait multiplier par dix les moyens de lutte contre les violences faites aux femmes. 

Ce n’est pas une grande cause, c’est une grande causerie

… s’est lâché, hier, Adrien Quattenens, numéro deux des Insoumis. D’autres dénoncent la poudre aux yeux du Fonds pour la garantie des pensions alimentaires puisqu’il existe déjà… 

Mais pourquoi cet intérêt de l’exécutif pour la gent féminine ? 

Le seul qui nous intéresse ici, c’est l’intérêt électoral. Si le vote des femmes depuis une trentaine d’années s’homogénéise avec celui des hommes, il évolue aussi. 

À la présidentielle, les femmes qui pendant longtemps ont été présentées comme des remparts contre l’extrême droite, ont quasiment voté autant pour Marine Le Pen que pour Emmanuel Macron. Lors des Européennes, les mères célibataires ont même voté pour le RN à 24% contre 21% pour LREM. 

Autre tendance apparue en mai dernier, c’est la prime aux Verts, puisque 17% des femmes ont voté pour Yannick Jadot contre 9% des hommes. 

Macron, Jadot, Le Pen. Le vote des femmes semble se polariser autour de ces trois pôles au détriment de la droite et de la gauche classiques. Voilà pourquoi, Macron a fait des femmes sa nouvelle bataille. 

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