par Renaud Dély

Mercredi 4 janvier, Marine Le Pen  présentait ses vœux à la presse depuis son QG de campagne
Mercredi 4 janvier, Marine Le Pen présentait ses vœux à la presse depuis son QG de campagne © Getty / Chesnot

Ce matin, on parle du retour en scène de Marine Le Pen, la patronne du FN qui était discrète ces derniers mois… Elle est réapparue hier pour présenter ses vœux à la presse.

Oui, alors Marine Le Pen pensait même patienter encore un peu avant d’entrer en campagne, faire durer le plaisir puisqu’on dit que l’absence crée le désir, mais elle s’est décidée à accélérer parce qu’au FN, c’était panique à bord. L’élimination de Nicolas Sarkozy, la défection de François Hollande, la désignation de François Fillon sur un programme à droite toute, l’émergence d'Emmanuel Macron qui lui pique le créneau du renouveau, tout ça, elle ne l’avait pas prévu et ça lui complique sérieusement la tâche. Son silence a surtout laissé Florian Philippot et Marion Maréchal Le Pen, qui se détestent, on le sait, se déchirer allègrement en public. Alors la patronne du FN est réapparue.

Et vous dites qu’elle a changé. En quoi ?

Hé bien d’abord, elle a perdu, tenez-vous bien, 12 kilos ! Oui, ça c’est son staff de campagne qui vous l’annonce très officiellement et ce n’est pas à vous Eric que ça serait arrivé, surtout en période de fêtes. Marine Le Pen a donc maigri au moment de se lancer dans la course à l’Elysée, un peu comme… mais oui, souvenez-vous, François Hollande ! Perdre du poids pour gagner des voix c’est un truc imparable ! Dukan Président ! Et puis, la présidente du FN a changé … sa garde-robe ! ça aussi, c’est son directeur adjoint de campagne qui le confie. La collection hiver-printemps de Marine Le Pen sera, paraît-il, « plus moderne », et « moins classique »…

Et la présidente du FN, elle-même, elle a changé ?

Alors là, ce sont ses proches qui en parlent le mieux. Chez les femmes, comme chez les hommes bien sûr, il est, vous le savez, des blondes sympas, délicieuses, adorables, comme euh, au hasard… Catherine, par exemple. Et puis il en est d’autres irritables, agressives, insupportables. C’est le cas de Marine Le Pen. C’est en tous cas ce que racontent certains de ses proches qui ne supportent plus, mais alors plus du tout, ses colères au « Carré », le surnom du siège du FN. « Au bureau politique, on n’ose plus rien dire de peur de se faire tout le temps engueuler… », soupire un dirigeant qui pense que c’est le sort qu’elle a fait subir à son père, exclu au terme d’une interminable procédure, qui la met dans de tels états. Marine Le Pen culpabilise. Elle ne tolère plus, non seulement une question, mais même la simple évocation du nom de son père devant elle. Au point qu’à force d’endurer des savons de la présidente du FN, un responsable frontiste me confiait il y a quelque temps qu’il en viendrait presque à regretter, la tendresse, la douceur, la délicatesse… de « Papy Jean-Marie » !

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